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ROAD TO SALVATION FERME SES PORTES APRES TROIS ANS D'AVENTURE ! N'oubliez pas de vous joindre à nous pour l'après-midi chatbox dimanche 18 novembre à partir de 13h ! svp et d'y laisser un commentaire de préférence.

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 01. From the horse's mouth [David & William]

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MessageSujet: 01. From the horse's mouth [David & William]   Lun 23 Nov 2009, 00:02

Sa main droite s’interrompu dans sa besogne à mi-chemin entre le machinal et le soigné qu’elle pratiquait pour laisser sa main gauche s’étirer vers le crin couleur noix de coco et pincer entre ses doigts un brin de paille qui s’y était logé et emmêlé. Une fois le morceau de chaume dégagé, la brosse retourna se poser sur la cascade de crinière qui coulait le long de l’encolure musclé de Dairy pour reprendre son mouvement vertical. Les yeux olivâtres de David se promenèrent une fois de plus sur le garrot de la bête lui arrivant presque à hauteur du regard alors qu’il ne pouvait s’empêcher de ressentir une sorte de fascination, non, de respect profond à la vue de la musculature puissante du American Cream Draft pur-sang. Jument ou non, un dos et des épaules couleur crème si vigoureuses, des pattes surmonté de si lourds sabots qu’un seul coup pas même à force maximale aurait pu broyer le crâne de n’importe quel homme adulte instantanément. Et lui, David Handel, se trouvait dans l’antre d’une de ces créatures heureusement passive, juste à côté de la barrière de bois, les deux bottes dans la poussière, à lui brosser le poil et la crinière comme il devait régulièrement le faire à la ferme des Ferguson. Prendre soin des animaux après quelques tâches bien plus physiques et demandantes, une petite pause dont il n’avait pas de besoin, mais comment négliger de s’occuper de ces braves bêtes de toute façon?

Il n’avait pas encore rencontré son employeur –employeur et un de ces rares personnes qu’il savait pouvoir appeler « amis » sans se méprendre– de la matinée, quoi que cela ne l’inquiéta pas le moindrement du monde : William Ferguson était un brave homme et il lui arrivait souvent de prendre de l’avance et démarrer sa journée plus tôt s’il en sentait le besoin ou s’il avait besoin d’un peu de quiétude. David considéra cette pensée, empreint de respect pour le maire aussi alors qu’il contourna Daisy afin de mieux brosser sa robe crème. Au moins, en présence de Ferguson, Handel avait l’impression que ses valeurs étaient presque toutes partagées, chose habituellement très rare en société, ou alors en présence d’hommes et de femmes d’âge près de la sienne : jamais l’employé avait l’impression d’être jugé sur cette ferme, autant sur sa façon d’être que su son mode de vie de réclusion. En fait, il était un peu injuste avec William : ce n’était pas qu’un ami, c’était presque un oncle, un grand frère… un père pour lui. Les yeux de David se clorent un instant alors qu’un souvenirs l’assailli :



----------------------------------
29 avril 1999, demeure des Handels et des Crossleys, Grayson, Missouri

« Et où étais tu donc passé toi, ça te prend au moins dix minutes de moins habituellement… Il est arrivé quelque chose aux provisions? Tu as traîné en chemin? »

Ne répondant pas, impassible malgré l’irritation de sa sévère et sèche grand-mère, le jeune David, 18 ans, déposa sur le comptoir de la cuisine les lourds sacs de provision qu’il du ramener de l’épicerie jusqu’à la fermette des Crossleys à travers les longues et poussiéreuses routes de campagnes qui séparait ces deux points.

« Tu as donc traîné en chemin alors, voyez-vous cela! »

Grand-mère Handel poursuivit avec une touche victorieuse et menaçante dans son ton, tout comme si elle se félicitait d’avoir trouver matière à houspiller son petit fils, son regard d’acier cherchant à transpercer le jeune homme, occupé paisiblement à retirer les achats des sacs et de les classer sur le comptoir. De l’étage d’au-dessus, le son porté par les escaliers rustiques, la voix grinçante de madame Crossley leur parvint lorsque cette dame peu autonome leur cria :

« Qui c’est, Ruth, c’est ton garnement de petit-fils ? Qu’est-ce qu’il a fait encore?! »

La grand-mère de David habitait avec cette autre sorcière depuis que le jeune homme avait 3 ans, ces deux méchantes femmes étaient constemment en rivalité, même si madame Crossley avait perdu une part de sa crédibilité lorsqu’elle commença à perdre lentement la vue, laissant l’autre femme avec un certain avantage sur elle : l’handicap d’une permettait à l’autre de s’approprier plus souvent de la petite télévision très ancienne que les femmes se disputèrent très souvent auparavant. Et malgré tout, elles habitaient ensemble même si elles ne pouvaient se supporte, s’étant toujours entraider pour rendre la vie des gens qu’elles côtoyaient le plus difficile possible.

« Je m’en occupe Margaret! » Grand-mère Handel aboya en retour, fusillant toujours David du regard alors que ce dernier rangeait les conserves et boîtes dans les bons armoires. « Alors, tu peux parler maintenant, qu’est-ce que tu as fait? »

Le jeune canadien prit enfin la parole, humblement :

- Oui madame : j’ai croisé monsieur le maire sur le chemin du retour »

- Monsieur le maire? Et alors? »

- Il m’offre un emploi à sa ferme, il dit avoir besoin de main d’œuvre pour diverses petites tâches »

- Toi?! Allons donc, ne soit pas impertinent : pourquoi te voudrait-il toi à sa ferme? » Elle s’exclama avec mépris.

La voix discordante de la deuxième sorcière s’éleva de l’étage une fois de plus :

« Qu’est-ce qu’il y a, Ruth? »

- Monsieur le maire en personne offre un emploi à mon petit-fils, rien de moins » Grand-mère criailla en retour, soudainement plus intéressée par l’idée de rendre madame Crossley jalouse que par ses soupçons au sujet de l’offre.

- Vieille pie menteuse, et pourquoi ferait-il cela d’abord?! » On hurla en retour avec rage.

- J’ai bien élevé le mien moi, monsieur le maire l’a vu aussitôt, c’est certain! » Grand-mère cria sur le même ton.

- Je t’interdis de parler de mon petit-fils comme ça, il est avocat au Massachusetts, il fait des millions et il reviendra s’occuper de moi, tu verras! Tu vas t’en mordre les doigts de jalousie! » L’autre croassa comme une furibonde au point où David pouvait presque s’imaginer les postillons sortir de la gueule de madame Crossley et arroser le plancher.

- Alors pourquoi ne vis-tu pas avec lui dans sa villa s’il est si gentil et si riche, vieille peau?! » madame Handel s’époumona en retour. Mais, alors que des bêtises criées de l’étage leur parvenait, la grand-mère se tourna vers le jeune homme, pointa un doigt crochu et menaçant sur lui avant de gronder sur un ton dangereux : « Toi, tu vas accepter cet emploi et tu vas travailler à t’écorcher les mains jusqu’au sang s’il le faut… Et si jamais tu déçois monsieur le maire, tu vas le regretter et je te l’assure! »

« Oui madame » David a fait poliment.

« C’est clair petit imbécile? »

« Oui madame »

----------------------------------


David Shawn Handel fut soudainement sorti de ses pensées, un bruit de lourd moteur pétaradant chroniquement résonnant dans la tranquille campagne. Il chercha aussitôt la source du regard, repérant William Ferguson revenant le long du chemin terreux menant aux champs, à bord de son vieux mais solide tracteur couleur rouille. L’employé poursuivit ses soins à la jument en continuant d’observer son employeur rouler en sa direction, le saluant d’un signe de tête lorsqu’il passa à sa hauteur et cessa sa tâche de brossage lorsqu’il vit que Ferguson stoppait son tracteur près du hangar à machinerie, en débarquait et marchait vers lui. William voulait donc lui parler en privé : David déposa la brosse et s’approcha de la barrière de vieux bois, attendant patiemment que l’autre le rejoigne.


((OOC: youppi, ça craint comme intro! XD))
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MessageSujet: Re: 01. From the horse's mouth [David & William]   Lun 23 Nov 2009, 17:30


    Les yeux clairs de l'homme balayaient le paysage estival où luisaient les rayons d'un soleil pure.
    Celui-ci se dressait haut dans le ciel. Ayant oublier sa montre sur la table de chevet, tôt ce matin lorsqu'il s'était levé du lit, William en déduisit que les midis approchaient à grand pas et qu'il serait bientôt l'heure de rentrer dîner au domicile familiale.
    Pourtant il restait là, assis sur l'unique siège de son petit tracteur dont il avait fait taire le moteur quelques minutes plus tôt.
    Devant lui, vallonné, s'étalait le champs de maïs où il avait travaillé toute la matinée. Cette année, lui et David s'y était prit tôt, ils avaient effectués les semis durant la fin du mois d'avril, évitant ainsi tout risque de parasite une fois que l'automne s'installerait parmi eux. William savait très bien qu'aucun parasite ne viendraient se loger dans les épis, pourtant, c'était une tradition, et il aimait ça.
    En bas de la collines où de jolies petites pousses d'un vert pure se montraient déjà, à deux ou trois kilomètres, il pouvait apercevoir un bout du village. Quelques toit de modestes maisons, rien de plus.

    C'était Grayson.
    Sa ville natale, et celle de ses ancêtres depuis des générations. La ville dont il était le Maire depuis de nombreuses années maintenant.
    Assis-là, sous ce soleil radieux, fort d'une saine matinée de travail, tout lui semblait paisible et parfait. Tout lui paraissait à sa juste place.
    Comme ils auraient pu être heureux si tout ceci n'avait pas été qu'une odieuse mascarade. Comme ils auraient pu être heureux si, pour ce simple bonheur, il n'y avait pas un tel prix à payer.
    Comme tout aurait pu être si simple, ici, sous ce soleil d'été, sur son tracteur, dans son champs, aux abords de son petit village.
    Mais ce n'était pas le cas. C'était comme si, peu importe la saison, le temps, où ses pensées, un sombre nuages électrique venait toujours ternir l'horizon.
    Une menace constante qui planait au dessus d'eux. De lui.

    Une fois de plus, le jeune Maire posa son regard perçant sur les quelques toits des maisons apparentes du village. C'était un petit bout de Jefferson Street qu'il voyait, le bout de la rue. Et le troisième toit en partant de la gauche, le plus foncé, c'était celui de la maison des Donnelly.
    Il ne les avait même pas encore croisé. Il l'avait fait exprès d'ailleurs.
    Et il redoutait le moment où il devrait regarder ces quatre garçons, ces quatre orphelins dans les yeux pour leur dire qu'il ne savait rien à propos de la mort de leur parents.
    Car c'est ce qu'il allait devoir faire. Il allait devoir regarder ces enfants en quête de réponse et leur mentir. Leur affirmer que ce malheureux incidents n'était en rien leur faute.
    William y était obligé, et bientôt qui plus est.
    Les frères s'étaient déjà frotté à la population pour enquêter. Et pas n'importe quelle population. Les Redd. Les plus belliqueux et les plus actifs depuis des générations.
    Ils s'étaient rendus au garage et avaient posés des questions sur la voiture de leur parents qu'avait du réparer Nathaniel il y a un peu plus de deux mois. La situation avait vite dégénéré. Il n'en attendait pas moins de Nathaniel de toute façon. Et celui-ci avait ensuite envoyé son jeune cousin au commissariat. Ce jour-là, il se trouvait avec Declan, leur shérif, ici à la ferme, et il avait suivit d'un bout à l'autre la conversation qu'il avait eu avec Logan. Celui-ci n'avait pas été explicite à la radio, mais Declan et lui savaient déjà très bien au fond ce qui avait été la source du problème. Ils l'avaient tout deux vu venir à des kilomètres.
    C'est qu'ils connaissaient leur habitants, ainsi que les motivations des étrangers.

    S'arrachant à ses contemplation, le Maire mit le contacte et démarra son engin.
    Tendus désormais, oubliant le soleil et les jeunes pousses, n'ayant plus à l'esprit que cet éternel sombre nuage, il prit le chemin de retour et se dirigea vers sa ferme à lente allure.
    Sans s'en rendre compte, il passa la manche quadrillées de sa chemise sur son front humide de sueur.
    Comme il détestait cette situation. Et celles qui y avaient précédés !
    Comme il aurait voulu pouvoir vivre et apprécier ces simples choses sans ce sentir honteux de les posséder. Tout cela valait-il seulement la peine ?

    Il était assaillit de sentiments contradictoires et fulminait sans que cela ne soit visible sur son visage.
    D'ordinaire, la familles ne venait pas en quête de vengeance. Mais dès le départ, toute cette histoire avec les Donnelly n'avait pas été comme les autres. Ils avaient bien moins soigner leur coup.
    La vérité c'est qu'ils n'étaient pas sensés mourir. Mais le couple était arrivé en ville dans un moment où la situation devenait précaire.
    La vérité, c'est qu'ils étaient désespéré à cette époque. Alors ils avaient sauté sur l'occasion. Ils s'en mordaient les doigts désormais. C'était son cas en tout cas.
    Tout ceci était encore bien plus difficile à gérer lorsqu'il fallait affronter le regard des victimes direct de leur odieuse promesse.
    Car il était bien connu que les vraies victimes d'un décès, ce n'était pas ceux qui partent, mais bel et bien ceux qui restent. Ils étaient responsable du chagrins de ces quatre garçons. Et en même temps il aurait aimé leur dire, leur expliquer qu'ils n'avaient pas eu le choix. Qu'ils ne l'avaient jamais vraiment eu. C'était les autres, où c'était eux.

    Oui. Il savait qu'on avait toujours le choix. Il le savait très bien même.
    C'était les conséquences qui lui tenaillait les entrailles, qui déversaient la peur en lui.
    Ce choix, il lui brûlait de le faire depuis des années. Depuis toujours même. Il le voulait profondément, mais comment faire ?
    Il ne voulait pas agir comme ils l'avaient fait avec les parents Donnelly. Plus d'action irréfléchie, de cela découlait trop de choses que l'on ne pouvait gérer de manière efficace.
    Il fallait qu'il détourne toute cette exécrable situation à son avantage. A leur avantage à tous.
    Mais pour ça il devait savoir qui étaient ces garçons, et leur degré de motivation. Il devait les connaître.
    Le problème étant qu'il était pieds et poing lié de par sa position au seins de leur communauté. Il devait garder cette dite position sans attirer le moindre soupçon sur lui ou sa famille. Il ne voulait pas que les choix qu'il faisait seul leur coûte plus qu'ils ne pouvaient donner.
    Et sa position, de plus, était son meilleur atout dans cette histoire.

    Seul, il ne pourrait se débrouiller. Il allait devoir s'allier à quelqu'un. Quelqu'un de confiance. Sa famille était à proscrire.
    Même si lui et Declan étaient proche, il ne savait pas jusqu'où il pouvait aller avec lui. Et sa position n'était pas plus propice que la sienne vu qu'il était le shérif.
    Les Redd étaient à oublier aussi, plus que n'importe quels autres. C'était à leur oreille qu'il fallait éviter que toutes ces pensées n'arrivent. Mais alors qui ? Elizabeth Pryde ? Cette idée ne l'enchantait pas vraiment.

    Plongé dans ses pensées, le Maire ne vit pas le chemin de terre s'élargir le long de l'orée feuillues, et il fut presque surpris de voir sa propre ferme apparaître.
    Cette surprise s'effaça bien vite lorsqu'il aperçu David, dans l'enclot. La solution s'imposa à lui, claire et limpide. Et avec cela, un soulagement évident.
    David était la personne parfaite. David était la solution à son problème. Ce fut comme si en lui poussait un épis d'espoir.
    William se hâta d'immobiliser son véhicule et d'en descendre pour se diriger ensuite vers son employé. Celui-ci, de son habituel impassibilité toute emprunte de respect, l'observa s'avancer, s'immobilisant simplement.

    Une fois à sa hauteur, William tendit la main par dessus l'enclot, que David serra fermement. Ils échangèrent un rictus, esquisse d'un sourire aussi sobre chez l'un que chez l'autre.
    Le maire posa une botte sur la planche la plus basse de la barrière de bois et ses coudes sur la plus haute. Il se pencha quelques instants pour flatter l'encolure de l'équidé, puis reporta son attention sur son ami et employé qui attendait patiemment qu'il parle.
    William savait qu'il pouvait prendre son temps avec le jeune homme. Il échangèrent un regard, et l'aîné prit bien soin de faire apparaître au fond de ses yeux tout le sérieux dont il était capable. David le connaissait bien et aurait tôt fait de comprendre que William n'était pas venu pour une discussion courtoise et banale.


    « Prend donc une pause mon garçon » vint-il confirmer oralement dans un petit mouvement de tête qui l'enjoignait de le suivre.

    David s'exécuta et passa la barrière pour le rejoindre de l'autre côté et lui emboîter le pas vers le hangar, délaissant Daisy qui ne s'en offusqua pas.
    Ils y pénétrèrent, savourant l'ombre qui leur apporta plus de fraicheur qu'à l'air libre.
    William ouvrit la glacière qu'ils rangeaient toujours là, à l'ombre, et en sortit deux bières, flottant dans les glaçons presque complètement fondus. Elles restaient pourtant bien fraiches, et le Maire tendit la première au jeune homme avant de décapsuler la sienne.
    Il prit une gorgée, soupira, puis referma la glacière pour s'y assoir. Il désigna du regard une petite caisse qui traîna là, pour que David y prenne place à son tour.

    Songeant à comment aborder les choses de manière intelligente et souple, il resta muet quelques instants encore avant de reporter son attention sur David qui l'observait toujours.


    « Ca fait 10 ans cette année que tu travaille pour moi » débuta le Maire dans un sourire, puis il se racla la gorge et reprit « J'ai bien réfléchi tu sais. J'en ai parlé à Alicia une fois où l'autre, sans vraiment approfondir...enfin quoi qu'il en soit, il est évident que mes enfants ne s'intéressent que de loin au sort de la ferme. Casey veut devenir écrivain et... et Joshua et bien... » il s'interrompit. Nul besoin d'aller plus loin, David savait très bien ce qu'il voulait exprimer par ce silence et ses sourcils plissés « Ce que je veux dire c'est que je vais sur mes 40 ans et qu'il faut que je commence à penser à la suite, à l'avenir de la ferme. Je ne peux pas compter sur les jumeaux pour ça alors... j'ai pensé à toi, et à te léguer la ferme quand le moment sera venu » avoua-t-il « Je sais que tu te plais ici, que tu aime ce que tu fais, mais avant de le rendre officiel je voulais connaître ton avis sur la question et... te laisser le choix »

    Ces choix, ces fameux choix... toujours eux.
    Et même si il était loin d'avoir finit, il laissa un moment au garçon pour répondre et exprimer le font de sa pensée.
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MessageSujet: Re: 01. From the horse's mouth [David & William]   Ven 27 Nov 2009, 22:35

David et William se saluèrent comme à l’habitude, comme deux hommes des grands espaces et de la vie manuelle proches mais n’ayant pas même besoin de familiarités autres qu’une poignée de main ou un sourire discret… un silence ou deux à observer ensemble les animaux, les champs, le travail à faire ou celui déjà accomplis à la sueur de leurs fronts. Cette fois-ci le silence n’était pas entièrement que pour célébrer la tranquillité et l’acceptation sereine de la vie de ferme, il cachait un soupçon étrange, un sérieux habituellement signe de réflexion ou de soucis. David pouvait le sentir, son regard fixé avec attention sur son aîné, sans cillé et aussi fixe que celui d’un fauve ayant détecté un mouvement dans les fourrés, ne lâchant pas des yeux le profil brut, tanné et solide du maire, ne lâchant pas un seul mot. William ne parlait pas d’un bris d’équipement agricole ou d’un problème avec les ventes de leur récolte, ni d’un problème quelconque et bien ordinaire sur une ferme tel il l’aurait fait habituellement. Ce manque d’excuse pour se présenter devant son employé à une telle heure de la journée ne pouvait que mettre la puce à l’oreille de David. Lorsqu’il croisa le regard de l’autre, il sut aussitôt que son pressentiment était exact, que cette rencontre n’était pas anodine. Aussi silencieux qu’il l’avait toujours été, brûlant cependant de curiosité et d’hypothèses toutes plus songées les unes que les autres au sujet de cette convocation surprise, Handel suivit docilement les indications de Ferguson, délaissant ses brosses et les chevaux de trait, l’enclos par la suite, pour suivre l’homme jusqu’à l’ombre d’un hangar et finir par prendre place sur une petite caisse, une bière fraîche et alléchante à la main. Et pourtant, jamais il ne lâchait de son regard perçant son aîné, avide de la moindre indice quant au sujet qu’allait aborder le maire, analysant déjà la fréquence des battements de cils de l’autre, sa posture, la façon dont il semblait respirer –il décela un soupir pour commencer– la façon dont son regard oscillait et sur quoi il semblait se poser…

Et pourtant, il dut tout de même patiemment attendre que William prenne la parole pour commencer à comprendre. Fidèle à lui-même, il patienta aussi pendant que l’autre parlait ou marquait des pauses dans son discours, réfléchissant à ce qu’il entendait : oui, bientôt 10 ans sur cette ferme qu’il connaissait comme le fond de sa poche maintenant… malheureusement oui les descendants des Ferguson ne semblaient pas du tout envisager de reprendre la ferme ni même de paraitre vouloir s’en occuper d’une façon ou d’une autre… Signe de gravité lorsqu’une phrase débute par « j’ai bien réfléchi » et « j’en ai parlé à… », les deux ensembles laissant Handel entrevoir la suite. Mais autant entrevue qu’elle était cette suite, David n’aurait pu deviner qu’il en serait ainsi : lui léguer la ferme?! L’employé se redressa lentement et posément sans montrer quoi que ce soi sur son visage masculin, baissant légèrement son regard et le laissant se perdre sur un horizon virtuel, et s’il avait été sur une chaise et non sur une caissette, il se serait adossé comme si cela l’aurait aidé à prendre un peu de recul face à cette révélation. Ce n’est qu’après un silence supplémentaire qu’il prit enfin la parole sur son éternel ton neutre et réfléchi :

« C’est une affaire assez sérieuse… Après tout la ville entière dépend de cette terre et ce n’est pas qu’une petite ferme sans valeur non plus. Sans parler qu’elle est dans ta famille depuis des générations et que, même en gardant de très bons liens entre nous, il y aura une cassure distincte avec les légalités qu’un legs implique… »

Marquant une pause il leva un regard perçant sur William cherchant à croiser celui de l’autre jusqu’à ce qu’il puisse s’infiltrer dans son esprit ou presque avant de poursuivre avec une certaine méfiance lucide mais toujours poli:

« Je suis très honorés d’une telle proposition, mais nous n’avons qu’au plus une douzaine d’année de différence et vous me semblez encore amplement apte à travailler à la ferme » il s’arrêta pour peser ses mots un instant « Avant de donner mon avis, j’aimerais savoir, si cela n’est pas trop demandé et si tu me le permets : pourquoi maintenant ? »

Pourquoi maintenant, oui : pourquoi ici, maintenant, à ce jour, sans que le sujet soit abordé ou que son arrivée soit facilitée par une discussion s’en rapprochant ? William sentait-il que des questions de legs après sa mort soient d’actualité? Sentait-il sa vie le quitter ou avait-il reçut des nouvelles peu encourageantes? Comptait-il s’en aller, délaisser la ferme? S’engager dans quelque chose qui le mettrait en danger? Ou alors il y avait quelque chose d’autre sur la conscience du très droit maire, des projets d’évasion face à ce petit quelque chose ou un fait du même genre… David n’était pas dupe : sans savoir ce que c’était, il était assuré que l’homme en face de lui, prenant une gorgée de sa bière, détenait des informations que Handel ne possédait pas.
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MessageSujet: Re: 01. From the horse's mouth [David & William]   Sam 28 Nov 2009, 15:15


    William essayait tant bien que mal de croiser le moins possible ce regard si perçant que possédait son jeune employé.
    Il avait mit longtemps à connaître le jeune homme, longtemps à l'apprivoiser aussi, longtemps à lui faire accepter le fait qu'il pouvait le tutoyer même.

    Aujourd'hui, après ces fameuses dix années de collaboration, ces dix années de vie commune, il avait apprit à reconnaître ses regards, ses si infimes preuves que quelque chose se passait derrière ce masque impassible qu'il arborait en toute circonstance.
    Il connaissait aujourd'hui David comme il aurait connu un frère cadet si il en avait possédé un. Il pouvait lire dans ses si discrets mouvements, ses plissement de paupières à peine perceptible, ses soupirs, ses nombreux silences et la teinte qu'il arrivait tout de même à leur donner.
    William savait donc que David était entrain de le sonder, de l'observer pour en déduire le maximum.

    Cela ne le gênait guère en temps normal. C'était même pour lui le signe d'une intelligence aiguisée, ce qui le poussait plus encore à lui accorder toute sa confiance.
    Ce n'était pas le cas de beaucoup en ville. David n'était pas seulement étranger à leur foyer, il l'était aussi du pays. Ne possédant pas la nationalité américaine, et agissant de cette manière si particulière et distante, il n'avait jamais su s'intégrer dans leur petit village.
    Tout le monde s'accordait à dire qu'il était un peu bizarre, et qu'il ne valait mieux rien lui dire, même si il vivait parmi eux. William écoutait l'avis de ses paires et le prenait toujours en grande considération malgré son avis personnel, il avait donc suivit cette idée et David étaient donc en plus de tout cela, étranger aux secrets que possédait Grayson sous ses airs de petit endroit sans histoire.
    Le Maire avait souvent été tenter de tout lui révéler, de tout lui expliquer, pourtant une autre partie de lui aimait à ce que David ne sache rien.

    Tous ici, ou presque, connaissaient le double sens de chaque chose. Tous savaient à quel point il leur fallait faire semblant, prétendre à tout moment, porter un masque, et sourire, et faire comme si tout était normal, comme si tout allait bien.
    Ils vivaient de cette manière depuis si longtemps que tout ce cinéma leur était devenu naturel. Né comme ça, élevé comme ça, ils passaient leur vie de cette manière, à vivre avec ce poids, a être deux personnes à la fois : Celle qui sait, et celle qui prétend ne rien savoir, même avec ces autres qui savent eux aussi.

    Avec David, William n'avait nul besoin de faire semblant, où d'être quelqu'un d'autre. Ils étaient souvent seuls à la ferme, dans les champs, et le plus jeune ignorait tout de ses 'autres responsabilités'. Il pouvait donc agir sans craindre de croiser l'un de ces regards, où d'entendre l'une de ces phrases à double sens qui garnissaient bien souvent les conversations des gens de par ici. Il pouvait être tout simplement lui-même. Et c'est ce qui l'avait poussé si longtemps en réalité à suivre l'avis général, et à ne rien révéler aux jeune homme.

    Maintenant qu'il avait tout ces doutes en lui, toutes ces questions qui nécessitaient réponses, il avait plus que jamais besoin de quelqu'un avec qui échanger ses idées, réfléchir, quelqu'un de confiance qui l'aurait soutenu dans sa démarche si audacieuse. Quelqu'un qui l'aiderai là où il avait du mal à faire le premier pas seul. Quelqu'un sur qui se reposer un peu, pour une fois.

    Il pouvait le sentir, ce poids, cet affreux poids sur ses épaules.
    Ce qu'il voulait en vérité, ce n'était pas vraiment léguer la ferme à son employé, bien que cela soit effectivement prévu et de manière sincère, c'était aussi partager son fardeaux qui l'importait vraiment.
    C'est vrai, il n'avait qu'une 40ène d'année, pas tellement plus que son cadet, pourtant il se sentait usé. Pas physiquement, plutôt à l'intérieur.
    William n'était pas un homme qui accordait beaucoup de pensées aux choses philosophiques, il était un homme concret, qui se suffit des choses matériels sans pour autant être négligent envers lui-même où les autres. Pourtant depuis peu, il se sentait moralement diminué. Bien avant l'heure, il le savait. Et il savait également ce qui en était la cause...

    Sa décision était prise, il avouerait tout à David. Peut-être pas immédiatement, il devait faire ça en douceur, voir les choses venir, aussi bien du côté de Handel que du côté des habitants et de ce qui allait se passer en ville dans les prochains jours. Mais il allait le faire.
    Et il espérait tout au fond de lui, ne pas avoir à subir un regard différent de la part de son ami une fois que celui-ci connaîtrait les secret de Grayson.
    Il savait Handel droit de caractère, et ce qu'il avait à lui allait à l'encontre de toute droiture...

    William redressa la tête comme on redresse la tête hors de l'eau. Présentement c'était plutôt de ses pensées qu'il émergeait. Il tourna brièvement ses yeux clairs vers le jeune homme puis les reposa sur le goulot de sa bière, avant de porter une nouvelle fois celle-ci à ses lèvres fines.


    « Premièrement... concernant les affaires d'héritage... » reprit-il d'une voix qu'il avait du mal à rendre neutre « Ce n'est pas un problème, ne t'inquiète pas. J'ai les choses bien en main de ce côté »

    Et c'était vrai. Les lois du mondes extérieures ne s'appliquaient pas à Grayson...

    « Quant à sa voir pourquoi je te fais cette proposition maintenant et bien... »

    Il s'interrompit, ponctuant son discours laborieux d'une gorgée du liquide ambrée et frai qui l'aidait à mettre ses idées en place, et a lui délier la langue.

    « Disons que si un jour tu dirige cette ferme... sache... et bien sache que cette responsabilité ne viendra pas seule, David. Il y a des choses, des choses importantes à savoir concernant cet endroit » il se racla la gorge « Et je t'ai côtoyer assez pour savoir que tu te doute surement que quelles choses je parle... »

    C'était un fait, si David ne connaissait pas le secret, il savait pourtant qu'il existait, qu'il y en avait un. Et il avait raison.

    « J'ai encore besoin de temps en réalité » reprit-il en se forçant à observer son interlocuteur « Mais bientôt. Je voulais surtout que tu sache... je voulais...»

    Une nouvelle fois, il s'interrompit. Pourtant cette fois sa voix s'était brisé, et il ne put reprendre.
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MessageSujet: Re: 01. From the horse's mouth [David & William]   Dim 06 Déc 2009, 00:55

Il attendait une réponse, avide. David était envahi d’une sous-espèce d’inquiétude, quelque chose à l’orée de ses pensées lui murmurant qu’en effet, quelque chose clochait dans l’univers de Ferguson, quelque chose assez lourd pour le rendre silencieux et las. C’était comme s’il venait de découvrir une boîte d’aspect banale, mais dont tout laissait croire qu’il pouvait s’agir d’une deuxième boîte de Pandore. Il mourrait d’envie de soulever le couvercle pour découvrir si oui ou non le contenant renfermait ces choses si horribles, pour voir de ses propres yeux le visage de ces fameuses horreurs qu’il s’imaginait qu’elle contenait sans jamais les avoir vues. Et pourtant à la fois il savait que si cette boîte contenait en effet les malheurs de la Terre entière, il ne pourra plus jamais changer ce qu’il aura vu et éveillé, peu importe s’il tente de remettre le couvercle en place ou non. Mais s’il ne l’ouvrait pas jamais il ne pourrait savoir si oui ou non la boîte était ce qu’il redoutait…

Et pour ce silence que conservait l’ainé? Non, il devait y avoir quelque chose… Alors il avait raison songea-t-il : William savait quelque chose que lui-même risquait d’ignorer il n’y avait plus de doute, mais la nature de ce quelque chose en question demeurait des plus mystérieuses pour Handel. L’homme face à lui tel il le connaissait n’avait rien d’un criminel, il n’était pas du tout le genre de personne à s’impliquer dans ces situations qui risquent de causer des problèmes et nombreux regrets.
À moins qu’il ne s’agisse d’une erreur de jeunesse qu’il sentait être en train de le rattraper, accompagnée d’une nuée de malheur. Son patron et ami leva tout à coup la tête, promena un regard sur lui –David toujours à scruter l’autre du regard comme si cela aurait suffit à percer le masque que l’autre portait– le détourna puis pris une gorgée à sa bouteille avant de prendre la parole. Si on s’en tenait au message, Ferguson banalisait presque ces histoires pourtant sérieux d’héritage, mais David n’était pas dupe : il n’était peut-être pas doué en socialisation, mais le ton du maire et son attitude étaient tout aussi clairs et déchiffrables que les mots verbaux eux-mêmes. Le canadien ne dit pas mot, toute son attention fixée sur la personne de William au point où il en aurait oublié l’endroit où il se trouvait et la bière qu’il avait encore à la main, à peine entamée.

La réponse qu’il attendait le plus sembla être sur le point de venir, la réponse à son « pourquoi » soudainement à sa portée, presque tout juste devant lui si rapidement que David retint son souffle même lorsque William prit le temps de déguster sa bière. Il était question de responsabilités, de chose de secret et d’importante à savoir au sujet de cette ferme, d’un secret dont David se doute déjà de son existence depuis un moment supposément… L’homme fronça les sourcils à l’évocation sous-entendant une telle chose lorsque tout à coup cela le frappa : le comportement étrange des habitants de la ville, ces murmures, ces regards dérobés, ces sourires faux, ces disparitions ou ces absences étranges, ce mutisme commun, ces bruits étranges dans la nuit, ces ombres sombres se promenant dans les champs quand le soleil se couche, le regard que les gens portent sur les récoltes quand il les amène au marché… toutes ces manigances qu’il observe assidument sans comprendre depuis si longtemps, alors la ferme des Ferguson y serait reliée aussi?! William aurait une part de responsabilité dans toutes ces histoires, ou du moins il savait de quoi il en retournait?

Une fois de plus, David eut l’impression de se retrouver tout à coup face et si près d’un gratte-ciel de révélation qu’il n’eut qu’une envie, celle de s’éloigner pour mieux apercevoir le tout et le sommet de tout cela. Il eut une sorte de mouvement de recul et ne pu empêcher le sentiment de déception l’envahir en réalisant que depuis si longtemps, oui, sûrement depuis des années, cet homme en qui il avait confiance lui avait caché quelque chose d’aussi important, peu importe ce que c’était. Cette déception se métamorphosa en amertume lorsque sa conscience logique vint lui rappeler que jamais il n’avait laissé deviner qu’il enquêtait en silence et se posait des questions, alors il était un peu normal que William n’ait pas tenté de lui répondre s’il ne lui avait pas demandé encore. Il baissa son regard et laissa ses yeux se perdre sur un horizon virtuel maintenant que ses pensées occupaient trop de son attention pour qu’il ne puisse s’occuper de ce qui lui passait sous le nez, ses méninges fonctionnant à une telle vitesse qu’ils auraient pu en surchauffer s’ils n’avaient pas eut de pratique et d’échauffement au préalable.

Puis William poursuivit et David releva sur le maire son regard presque fébrile au milieu de son visage de marbre, écoutant avec vive attention la suite… Suite qui le laissa sur sa faim, même si Handel était un des plus patients en ville. Peut-être se faisait-il des idées, peut-être que les bizarreries des autres habitants de Grayson n’étaient pas ce dont l’autre voulait lui en parler… Non, ça devait être cela, et pas seulement parce qu’Handel était obsédé par le besoin de savoir!


«Que je sois au courant que quelque chose se trame en ville ? »

Il a tenté de compléter là où Ferguson s’était interrompu, son ton des plus calmes calme mais cette question étant parmi les plus entrepreneuses et impatientes que David le quasi ermite aurait pu formuler. Ce calme en était presque artificiel... oui il l'était en quelque sorte: cela faisait pratiquement 15 ans qu'il n,avait pas envisager recevoir tant d'information à la fois sur le sujet qui le tracassait depuis son arrivée en ville.

«Est-ce urgent pour l’instant? Est-ce qu’il y a un risque quelconque au moment où nous parlons je veux dire… »

David a poursuivit posément, brûlant d’envie de poser milles autres questions encore plus directes sur ce qui se produisait en général et ce que l’autre savait, mais se retenant vu le respect qu’il avait pour son employeur et la façon dont on l’avait élevé à ne jamais questionner directement les autres. À la fois, s'il parlait de risques, c'était parce que l'autre avait choisi ce moment après tant d'années pour laisser envisager le fait qu'il voulait confier quelque chose à David. Il n'osait pas se prononcer sur la nature même du secret planant au dessus du village comme un gros nuage d'orage, mais il devait être sûr que ce n'était pas un nuage qui allait causer du tort à qui que ce soit.


OOC: rah, vraiment mortellement désolée du temps de réponse TT__TT
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MessageSujet: Re: 01. From the horse's mouth [David & William]   Lun 07 Déc 2009, 21:04



    Pourquoi avait-il fallut qu'il aborde ce sujet ? Pourquoi avait-il fallut qu'il compromette le secret ?
    Maintenant que la machine était en route avec David, William n'avait plus qu'une envie : se rétracter. Lui sommer d'oublier tout ça, de l'oublier pour toujours et de faire comme si il n'avait jamais ouvert la bouche, comme si cette conversation n'avait jamais existé.

    C'était ce qu'il se bornait à faire la plus part du temps. Une fois par an, il vivait l'enfer, et le reste de l'année, il la passait à essayer de se convaincre de ne pas y penser, il s'obligeait à faire comme si toute cette histoire n'existait pas.

    Pourtant il était trop tard pour revenir en arrière désormais. Il avait engager la conversation et il se devait de la terminer. Pourtant c'était déjà bien plus qu'il ne pouvait supporter. Il le lui dirait, ça c'était certains. Il n'avait plus le choix, David était sa seule échappatoire, la personne idéale.
    Mais pas aujourd'hui, pas tout de suite.

    Le Maire détestait se sentir ainsi coincé.
    Ce secret était un secret muet. Personne n'en parlait jamais de manière ouverte, même les plus impliqués entre eux. Où alors ces discussions étaient rares, et en cas d'urgence, de crise.
    Là, il allait devoir formuler tout ça, l'exprimer à voix haute. L'horreur qu'il ressentait à cette idée le laissait pantelant.
    Et puis surtout, il voulait ménager le jeune homme. Il ne voulait pas tout lui balancer en plein visage, comme n raconte le résumé d'un bon film. Il allait falloir qu'ils parlent beaucoup dans les jours à venir, il allait aussi falloir qu'il médite sur l'exacte bonne manière de présenter les choses.
    William craignait plus que tout que David ne le considère comme un bourreau après cela.
    C'est ce qu'ils étaient au fond. Mais ça n'était pas aussi simple. Ils étaient lié à une promesse ancienne, et si leurs ancêtres avaient bénéficier d'un choix, ça n'avait jamais été leur cas.
    Ce n'était pas eux qui avaient accepté la proposition de l'homme, pourtant aujourd'hui ils devaient continuer à honorer la promesses des anciens et à subir chaque jours les conséquences de ces actes qu'ils n'avaient pas choisi d'accomplir.

    Mais peut-être se cherchait-il des excuses pour atténuer cette affreuse culpabilité, ce poids d'une lourdeur insoutenable ? Il n'était pas innocent, aucuns d'eux ne l'étaient. Ils n'avaient pas choisi ce rôle. Ils choisissaient pourtant de prolonger la promesse. De continuer cette infâme besogne.
    Et un jour, William le savait, ce serait au tour de ses enfants.
    Si il avait été le seul concerné dans cette histoire, alors les choses auraient sûrement été différente.
    Mais depuis 19 ans il était père. Père de deux enfants que son instinct lui dictait de protéger. C'était pour cela que ses jumeaux n'étaient encore au courant de rien. C'était pour cela qu'ils étaient maintenu dans l'ignorance par leur deux parents. A l'âge qu'ils avaient, ils auraient déjà dû être au courant depuis longtemps mais les parents Ferguson n'avaient pas encore eu le courage de sauter le pas et de leur révéler la vérité sur leur famille et les autres familles de Grayson. Ils voulaient les garder éloigner de tout cela encore un peu. Le plus longtemps possible. Tout comme avec David.

    Bientôt ils ne pourraient plus reculer. Ils allaient devoir leur dire. Cette idée répugnait le jeune Maire. Surtout concernant son fils déjà si instable.
    Alors c'était David qui serait le premier. Car grâce à lui, à l'aide qu'il pourrait lui apporter dans son ébauche de plan, peut-être qu'il n'aurait jamais à avouer quoi que ce soit à ses enfants.
    Peut-être...

    Ce n'était qu'une infime chance. Une idée folle. Presque suicidaire. Entrainer David là-dedans le culpabilisait plus encore. Pourtant, aussi faible que soit la lumière, elle existait belle et bien au bout du tunnel et il se devait, par tous les moyens possible et imaginable, d'essayer de l'atteindre.
    Et si il devait entraîner David dans cette histoire, le sacrifier en quelque sorte, pour sauver sa famille, pour sauver es générations futures, pour sauver l'honneur de sa famille, pour venger tous ces morts, alors il le ferait.
    C'était ça, choisir.

    Fort de cette pensée, William se racla la gorge et releva enfin son regard clair vers un Handel fébrile.
    En quelque sorte, oui, la situation était urgente comme l'avait demandé son employé. Les Donnelly représentaient une chance, il devait la saisir avant qu'elle ne s'évapore.


    « Oui David. Il y a effectivement des risques... en vérité il y en a toujours eu » répliqua-t-il enfin d'un ton moins emprunt de doute.

    « En fait, je ne t'ai pas présenté la chose correctement. Je m'y suis prit à l'envers et je m'en excuse. Ce qu'il y a, c'est que j'ignore complètement comment t'expliquer toute ça. Ces... choses qui se trament en ville » il prit une courte pause, et déposa sa bière sur le sol, entre quelques fétus de paille « Je ne sais pas ce que tu sais, ce dont tu te doute, mais sache que, quoi que tu penses savoir, tu es encore très loin de la vérité... Il y a des choses qui se passent à Grayson, et ce depuis bien avant ma naissance, qui dépassent tout entendement. C'est aussi pour cela que j'ignore comment t'expliquer, ou par où commencer. J'ai envie que tu comprennes... que tu comprennes vraiment toute les implications. Nous sommes... obligé de faire certaines choses, et pour comprendre il faut remonter dans un passé lointain. C'est long, et... j'aime autant te prévenir tout de suite,... ce que je vais te révéler ne va pas te plaire. Et la première chose que tu dois savoir, c'est que si je choisi ce moment pour tout te dire, c'est parce que... et bien... je veux que tout cela cesse. Non, j'ai besoin que tout cela cesse. Et j'espère avoir ton aide parce que j'ai confiance en toi. »

    Il s'interrompit, puis prit une profonde inspiration avant de reprendre :

    «Je ne te forcerai pas à t'engager. Je veux te laisser le choix. Je ne veux pas t'embarquer de force dans une histoire qui ne te concerne pas, et qui pourrait se révéler dangereuse... très certainement même mortelle... alors la question est David : Es-tu certains de vouloir connaître la vérité ? »




OOC : tkt ma patate à l'eau, rien ne presse, take your time ^^
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MessageSujet: Re: 01. From the horse's mouth [David & William]   Sam 12 Déc 2009, 08:07

Oui, David était un homme des plus patient et impassible, mais pour une des premières fois de sa vie, il ne se sentait plus d’attente et d’appréhension, son cœur battant comme s’il courait le marathon alors qu’il était figé sur sa caissette qui lui servait de siège. C’était la première fois que l’attente lui faisait cet effet de ce qu’il pouvait se souvenir, la simple et presque ridicule attente de plus de paroles et révélation de la part de son employeur et ami. Il guettait William de son regard perçant, son visage étrangement figé et blême sous cet éclairage mais ses yeux presque luisants fixé sur l’homme face à lui.

Ce dernier semblait qui plus est tout aussi affecté par quelque chose, poussant Handel à redouter et à être à la fois encore plus fasciné par l’idée d’en savoir plus, d’avoir dénicher un énorme filon de mystère enfoncé plus creux et étendant encore plus ses tentacules sombres qu’il ne le croyait. Il apporta le goulot de sa bière à ses lèvres mais se ravisa et la baissa à nouveau sans avoir bu. Que lui arrivait-il, comment pouvait-il chérir autant quelques informations qu’il ne possédait pas et dont il ne savait pratiquement rien ? Cela ne frôlait-il pas l’obsession malsaine, les manies et la folie en quelque sorte ? Oui car après tout, n’était-il pas celui fixé sur l’idée de découvrir ce qui se tramait la nuit à Grayson depuis qu’il avait aménagé ici vers ses 18 ans ?

Il fut tiré de ce torrent de pensées tourbillonnantes qui lui donnait presque le vertige lorsque Ferguson se racla la gorge, releva les yeux sur Handel et poursuivit d’un air étrangement moins soucieux. David fronça légèrement les sourcils : qu’en était-il, William se résignait à quelque chose, ou alors est-ce que la situation était moins sérieuse que l’employé de ferme le croyait? Et pourtant non, et cela lui sembla des plus étrange : voilà qu’on affirmait qu’effectivement ce secret que le quart de la ville semblait partager était dangereux d’une façon ou d’une autre et ce depuis longtemps !

Le canadien fut vivement tenté de demander ce que l’autre entendait par « longtemps » : en terme de décennies ? Était-ce une histoire bien plus ancienne que son arrivée au Missouri ? Et ces risques, qu’en était-il de ces risques? Des risques économiques? Une histoire de contamination chimique quelconque dangereuse pour la population? Une histoire de mafia régnant sur cette miniature ville, tout de même pas!

L’autre poursuivit, et cela attira une fois de plus David vers la terre ferme et son attention sur le moment présent comme un enfant auquel on aurait agité une friandise sous son nez pour le garder de s’égarer. Il demeura interdit, le souffle presque coupé lorsque William commença cette ébauche visant à tracer ombrer et tracer les contours du Mystère lui-même : qui dépassent l’entendement? Obligés de faire certaines choses? Un passé lointain? Quelque chose qui ne lui plaira pas? Déjà entendre ceci laissait David perplexe, encore plus lorsque Ferguson affirma vouloir compter sur Handel pour faire cesser cela. Cela, mais quoi?? L’homme avait une drôle d’impression, l’impression que son fameux mystère n’était plus de l’ordre de la logique, ou du moins que William laissait quelques superstitions inconnues affecter son jugement, bien que cela ne lui ressemblait pas du tout à vrai dire. Son aîné reprit sans laisser le temps à David de souffler et d’assimiler tout ceci, y allant d’histoire dangereuse voire mortelle puis de la question ultime : voulait-il connaitre la vérité? À ce point-ci lui-même n’en était plus aussi sûr du tout, ayant l’impression que ces certitudes qu’il avait depuis toujours risquaient d’être balayées à tout instant, soit en apprenant quelque chose d’incroyable, soit en réalisant que William n’était pas aussi solide mentalement qu’il le pensait.

David resta silencieux un instant, faisant lentement tourner la bouteille entre ses doigts et laissant le liquide faire des vagues contre la paroi en verre du contenant. Puis un souvenir lui revint à l’esprit, un fort flash éphémère de sa jeunesse disparue avec la mort de ses parents, des couleurs et des sensations vive mais de courte durée, le gris d’un ciel annonçant une tempête de neige, la forêt boréale noire avec l’obscurité, tachetée de blanc et s’étendant à perte de vue, pas d’abri ou de chalet à l’horizon puisqu’il s’était promené trop longtemps avec insouciance. Il devait avoir 7 ans, sentait la peur lui griffer le cœur, et pourtant il trouvait en lui la force de mettre de côté ses frayeurs, ce sentiment qu’il pourrait bien y rester, mort de froid sous une tempête glaciale, loin de chez lui… et pourtant il avait surmonté cette terreur, il l’avait ravalé ses larmes de garçonnet avant même qu’elles ne mouillent ses yeux olivâtres… C’était en ces moments qu’il était important de garder l’esprit vif et clair, la panique s’avérant toujours des plus dangereuse, qu’il ait à marcher jusqu’à un abri de fortune sous un vent cinglant ou qu’il ait plutôt à faire face à un démon qui somnolait au cœur de la ville entière…

Non, il n’avait plus d’inquiétude pour lui-même, il ne pouvait pas se le permettre et encore moins si une personne qui lui était chère le jugeait assez fort et fiable pour vouloir lui confier un si terrible secret. Si l’autre était embarrassé ou angoissé un tant soit peu, Handel se devait de rester comme une bouée ou un roc peu importe ses propres hésitations. C’était son devoir en quelque sorte, un devoir envers ses valeurs et envers Ferguson. Prenant une inspiration qui gonfla son torse, David répondit sur un ton grave et empli de sang-froid changeant de sa neutralité habituelle :


« Je comprends votre position, ou plutôt j’aimerais vraiment pouvoir la comprendre exactement, savoir que tout cela est vraiment sérieux et qu’il y a bien quelque chose de puissant derrière les cachoteries des autres… » Il prit une gorgée de sa bière dans un geste presque emprunt de défi avant de poursuivre sur un ton plus bas, ses yeux brillants d’une étincelle de conviction et d’ardeur : « Si vous me jugez capable d’accepter ces choses qui furent faites c’est que j’en suis capable, et si vous me croyez digne de confiance pour me révéler ce que vous décidez bon de me révéler, je ferai ce que vous attendez de moi sans problème. »

David déposa sa bouteille lui aussi au sol et posa ses mains sur ses genoux, réalisant qu’il avait le souffle un peu court face à l’immensité du plongeon qu’il allait faire. Il devait se remémorer le froid boréal et la façon dont il avait surmonté ses hésitation au profit de la survie et de l’endurance, il devait ne surtout pas perdre courage :

« Je suis prêt à entendre la vérité. Je n’suis pas effrayé par les potentiels dangers et, si vous me dites que cela en vaut la peine de se battre, je ne suis pas effrayé de mourir non plus. Mais par contre, il va falloir que vous m’expliquiez réellement cette menace, que ce soit aujourd’hui, demain ou dans trois ans, l’important est que vous le fassiez tôt ou tard. »
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MessageSujet: Re: 01. From the horse's mouth [David & William]   Jeu 17 Déc 2009, 22:04

    La réponse de David était enfin formulée. Et plus encore que les mots, c’était l’intonation dans la voix du jeune homme qui délivra William d’un très grand poids.
    Et l’expression de son visage aussi. David avait cet air décidé. Son employeur l’avait rarement vu prendre quelque chose autant à cœur malgré leur décennie d’histoire commune et les épreuves surmontées ensemble.

    Handel avait répliqué ce que William avait ardemment voulu entendre, ce qu’il avait espéré comme réponse. Il savait désormais qu’il pourrait compter sur lui et cette idée le confortait plus que jamais dans cette impression qui lui imprégnait désormais la poitrine.
    Il sentait arriver un vent de changement, il le sentait tourner, souffler plus fort vers une direction certes dangereuse, audacieuse, mais libératrice.
    Désormais, même si William ignorait de quoi le chemin serait fait, et les embuches qui jucheraient son passage, il savait vers quoi il devait se diriger. Il avait un but.
    Celui-ci était encore flou, comme le soleil qui se lève mais qu’on n’aperçoit que par bribe à travers une forêt épaisse et sombre. Pourtant, bientôt, le soleil serait assez haut pour dépasser le sommet des arbres et répandre sa lumière. A ce moment là, les deux hommes devraient prendre une décision décisive. Pas seulement pour eux, mais pour tout les habitants de Grayson.


    William avait toujours redouté d’endosser une telle responsabilité complètement seul. Grâce à David, il pourrait exprimer ses idées, ses ébauches de solutions, ses inquiétudes à haute voix. Ils seraient deux pour méditer à tout ça.
    Il avait toujours été celui qui prend les décisions, une fois de plus ce rôle lui incombait, ainsi que la solitude qui en découlait. Mais cette solitude elle-même l’empêchait d’avancer.
    Personne ne devrait être seul face à ce genre de grand tournant.

    Le jeune Maire ressentait désormais presque de l’empressement à l’idée de tout révéler à David. Pourtant il allait devoir patienter quelques jours encore. Pas beaucoup, mais assez pour lui faire trouver le temps long et l’attente lourde.
    Il avait bien une idée en tête, encore trop vaguement construite, ou plutôt, construite sur trop de suppositions hasardeuses et de « si » qu’il se devait d’éclaircir avant de tout révéler à son employé.
    Et la majorité de ces « si » portaient un nom : Les Donnelly.
    Car le vent n’avait commencé à souffler que depuis leur arrivée, c’était évident. Ils avaient réveillé une envie profondément enfouie à l’intérieur de lui, et la machine était maintenant lancée.

    Prenant une grande inspiration, William étira ses lèvres fines cernées d’une petite barbe de quelques jours en un sourire reconnaissant. Il n’avait jamais été un homme démonstratif, pas assez même selon certains, mais il savait, en posant sa main sur l’épaule de Handel, que celui-ci parlait le même langage que lui, et percevait le merci sincère que le Maire inscrivait dans son regard clair.


    « Bien, je suis heureux de l’entendre » conclu l’aîné en reprenant sa bière, le soulagement libérant sa voix du ton tendu qu’il avait emprunté jusqu’alors.

    « Je pense que nous n’auront pas à attendre trois ans. Dans quelques jours, il y a la séance de cinéma en pleine air. Là-bas, sur place, je devrai m’entretenir avec les nouveaux venus. Les Donnelly. Je suppose que tu vois de qui je parle » dit-il sur un ton entendu.

    Evidemment, la venue des quatre frères et de la jeune métisse qui les accompagnait avait déjà fait plus de quatre fois le tour du village. Même David qui ne s’intéressait au grand jamais aux potins des racontars avait du capter quelques échos de cette histoire évènementielle.

    « Quant ce sera fait, après la séance, je te raccompagnerai en voiture et une fois chez toi, je t’expliquerai tout ce que tu as à savoir »

    Il prit une gorgée de bière, mais l’interrompit rapidement, déglutissant avec difficulté.

    « Hm à ce propos, ‘Les Incorruptibles’, très bon choix. Alicia m’a toujours dit que je ressemblais à Kevin Costner. » cru bon de préciser le Maire.
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