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 07. My woman is gone, she had left me a note, hanging on my door [Charlie & James]

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MessageSujet: 07. My woman is gone, she had left me a note, hanging on my door [Charlie & James]   Lun 03 Sep 2012, 23:31

Nouveau coup d’œil sa montre. Dans quelques heures, son oncle débarquait à Grayson. Plus aucun membre de sa famille ne pourrait prétendre ne pas avoir foulé le sol de ce village retiré du Missouri. Et le jeune homme ne cachait pas sa joie et son soulagement. C’était sans doute idiot et utopique de penser que son oncle allait arranger les choses en un claquement de doigts et pourtant il avait la sensation qu’en sa présence, tout irait mieux. Ils obtiendraient quelques réponses à leurs questions, surtout celles concernant Aidan, et il ne laisserait rien leur arriver. Il ferait tampon entre eux et les aiderait à gérer tout ce qui leur arrivait. Sa conscience lui soufflait aussi de ne pas placer trop d’espoir sur cette venue. Mais il n’y pouvait rien. Joey avait toujours été celui sur lequel Samuel s’était reposé.

À son départ de la maison il était allé se réfugier chez lui, avait commencé à travailler pour lui, avait emménagé chez lui….sans ça, il aurait été forcé de retourner chez son père et se confronter tous les jours à lui au risque de détruire le peu de relation père-fils qui subsistait entre eux, ou alors, son orgueil l’aurait poussé à zoner dans les rues.
Et il débarquait bientôt….

D’un autre côté, il préférait savoir n’importe qui de sa famille loin de ce village, en sécurité. La venue de son oncle ne plairait pas aux autres habitants. Une nouvelle tête blonde aux yeux bleus, certes qui ne s’appelait pas Donnelly mais qui avait tout de même un bon pourcentage d’ADN en commun avec eux. Voilà qui allait faire encore des remous, attirer une nouvelle fois l’attention sur eux - même s’ils n’avaient pas besoin de ça - et le mettre en danger lui aussi.
Sans compter que d’un point de vue moins matériel, il était la seule chose qui le liait encore à Cleveland et lui laissait espérer qu’il reprendrait une vie normale après tout ça. Une fois ici, ce dernier maillon se raccrocherait à leur propre wagon et briserait celui qui l’unissait à sa ville natale. Une pensée beaucoup moins agréable que les autres.

Et c’est sur ce mélange d’excitation et d’appréhension, et encore sous le coup de tout ce qui s’était passé la veille avec ses frères et Allie qu’il se retrouva sur le perron de Charlie, devant sa porte. Ça faisait une bonne semaine qu’ils ne s’étaient pas vus et Samuel ne pouvait pas tout mettre sur le dos de ses occupations. Il ne travaillait plus au drugstore et trouvait néanmoins moins de temps à consacrer à la jolie brune. La distance qu’il avait ressenti entre eux à leur dernière soirée passée ensemble, le fait qu’elle ne s’endorme pas dans ses bras mais en lui tournant le dos avait contribué à laisser passer un peu de temps. Ça et le sentiment qu’il était en train de la perdre.

Chassant ses pensées négatives de son esprit, il frappa trois coups brefs, patientant le temps qu’elle vienne lui ouvrir, soufflant un bon coup pour faire le vide. Ce fut pourtant avec un sourcil arqué qu’elle l’accueillit.

« Ouais je sais, on avait dit que je passais en fin d’après-midi mais Isaac a besoin de la bagnole à seize heures » lança-t-il avant de s’approcher pour lui voler un baiser. « Bonjour quand même » souffla ce dernier dans un demi sourire. « J’ai pensé qu’on pouvait aller manger un bout à l’extérieur à défaut d’aller boire un verre. J’ai eu ma paie, j’peux t’inviter » suggéra le jeune homme en faisant le coq.

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MessageSujet: Re: 07. My woman is gone, she had left me a note, hanging on my door [Charlie & James]   Jeu 06 Sep 2012, 16:32

    Maintenant que Louise ne pouvait plus rien faire toute seule, Charlie était contrainte de se lever le matin, même le week end, pour lui préparer à manger et s’occuper d’elle. Est-ce que c’était égoïste de regretter ses grasses matinées ? Après tout elle bossait quatre jours par semaine où elle était contrainte de se lever très tôt. Ce n’était pas la mer à boire non plus, elle en avait conscience, et certaines personnes aimaient même ça.

    Mais ce n’était pas son cas, et elle n’était visiblement pas taillée pour ça. Avoir quelqu’un à charge de cette manière, c’était un poids continu sur les épaules, une responsabilité constante. Pas de pause, pas de jour de repos, c’était là en permanence, et si elle avait plutôt bien tenu le coup les premières semaines, là, de toute évidence, elle arrivait à saturation. Elle avait l’impression de se lever crevée, détail vraiment déplaisant, et relativement parlant. Puis c’était toujours, inlassablement les mêmes gestes et les mêmes pensées. Parfois elle se faisait l’effet d’un zombi. Un geste à faire, qu’elle faisait avec tant d’automatisme que dix minutes plus tard, elle le refaisait en ayant aucun souvenir de l’avoir déjà fait une première fois.

    Comme là, où elle débarquait dans la cuisine pour faire chauffer l’eau des pâtes pour ce midi, avant de découvrir que c’était déjà fait, et que la casserole débordait même à gros bouillons. Un soupir, du sel et un paquet de pâtes plus tard, et on frappait à la porte.

    Sa première pensée fut que ça n’était vraiment pas le moment de venir la faire chier, et que si c’était un démarcheur elle allait l’envoyer balader vertement. Au final, derrière la porte, c’était Samuel qui l’attendait. Toujours aussi grand, toujours aussi beau, toujours aussi désinvolte. Samuel qui lui proposait la veille de se voir ce soir et qui débarquait finalement au beau milieu de la journée, comme une fleur, pour l’emmener manger.

    Sûr et certain que dans le principe, c’était adorable et plaisant. Spontanéité, galanterie en lui offrant le repas. Mignon non ? Oui mais non. Parce qu’il y avait un contexte autour de cela. Un contexte de grand-mère sénile à charge et d’emploi du temps chiant et overbooké. Un contexte qu’il était sensé connaître, mais qu’il ne semblait jamais prendre en compte. Pourquoi ? Parce que c’était des responsabilités, et que ces choses-là c’était chiant, on n’voulait pas les voir, les prendre en compte, même pas pour soutenir sa soi-disant petite amie. Est-ce qu’elle aimait ça elle ? Non, pourtant elle assumait, pas le choix ! Et elle assumait aussi le fait d’être la petite-amie d’un mec dont la famille était détestée au village. Elle se mouillait pour lui mais n’avait jamais vraiment de retour. Jamais vraiment d’implication. Juste du bon temps passé à deux parce que ça, c’était amusant, et pas le reste.

    Et pourtant ! Puisqu’elle était une foutue cruche incapable de dire non, d’aborder un problème de manière calme, elle allait lui dire oui. C’était soit s’écraser, soit exploser… pas de demi mesure avec elle, et exploser, c’était le faire fuir définitivement. Et malgré sa rancœur ce n’était pas ce qu’elle voulait du tout.

      « Bonjour » sourit-elle sans grand entrain tout en refermant la porte derrière lui.


    Puis un soupir pensif.

      « Hem, oui d’accord on peut aller manger quelque part… bonne idée. Faut juste que je termine le repas pour Louise, ça sera pas long » expliqua-t-elle en l’entrainant vers la cuisine pour se poster devant sa casserole et touiller dans les pâtes « Quoi d’neuf ?... » lança-t-elle ensuite, comme pour souligner très vaguement que ça faisait un moment qu’ils ne s’étaient plus vu…
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MessageSujet: Re: 07. My woman is gone, she had left me a note, hanging on my door [Charlie & James]   Mer 12 Sep 2012, 02:14

Quoi de neuf? Voyons voir…

Son frère avait fait une nouvelle crise en leur balançant toutes leurs vérités au visage. Il avait manqué de respect à la mémoire de sa mère, encore une fois, puis avait insulté Allie de négresse et sous entendu d’autres choses sur ses besoins primaires pas plus agréables. Ils s’étaient tous engueulés entre eux, lui avec Aahron, Isaac avec Aahron et Allie, lui avec Isaac et enfin Isaac avec Aidan. Il avait appris que son cadet avait menacé sa belle-sœur avec une hache, avait enterré et/ou tué un chat, que son neveu voyait et entendait des choses qu’il n’était pas censé ni voir ni entendre et que Aidan, encore lui, était possédé par Francis Mercer, le barge qui avait buté toute sa famille dans la maison qu’ils louaient depuis le début de l’été, et qu’il voyait des morts depuis le début de son adolescence et tout ça, en un peu moins de quarante cinq minutes.

Et ça, c’était ce qu’il avait appris de manière directe, parce que indirectement Samuel avait appris que sa mère était au courant depuis des années du don particulier du dernier de ses fils et l’avait caché à tout le monde, de même que son oncle, qu’il avait toujours considéré comme un second père.

Oui, du neuf, il y en avait effectivement énormément, bien plus que toutes les autres fois réunies où on lui avait posé la question. Est-ce qu’il avait envie d’en parler? Non. Le jeune homme avait juste envie d’oublier tout ça quelques heures en compagnie de Charlie, sans assombrir leur rendez-vous par toutes ces révélations. Sans compter que sa petite amie devait elle aussi avoir d’autres choses en tête avec sa grand-mère.

« Il va y avoir une nouvelle tête blonde aux yeux bleus d’ici peu de temps dans le coin » déclara-t-il en la suivant dans la cuisine. « Mon oncle débarque à Grayson. De quoi réjouir tout le monde au village » soupira ce dernier de manière ironique. « Autre nom, même ADN, youpi »

Mais si sa phrase semblait euphorique, le ton de sa voix n’avait rien de drôle. Certes il était heureux que Joey arrive, ce n’était pas le problème, mais ayant conscience qu’il attendait beaucoup de sa venue, il essayait tant bien que mal de relativiser les choses et de ne pas s’enfermer dans une lueur d’espoir qui s’évaporerait et le décevrait à nouveau.

« Et toi ça va? » demanda le barman en penchant la tête pour la détailler un instant. « T’as l’air crevé »

Elle était toujours aussi jolie c’était un fait mais de petites cernes venaient alourdir son regard chocolat. Et avec la mine qu’il se payait, on allait finir par croire qu’ils formaient un couple de junkies. La dernière fois qu’il l’avait vu elle était sur scène, seule puis avec Aidan, et le temps de quelques chansons sa petite amie lui avait fait oublié la triste réalité des choses. Réalité qui lui était pourtant revenue en pleine face comme un boomerang.

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MessageSujet: Re: 07. My woman is gone, she had left me a note, hanging on my door [Charlie & James]   Mar 02 Oct 2012, 12:28

    A dire vrai, la première réaction qu’eue Charlie à l’annonce de l’arriver de l’oncle fut l’agacement, et une pensée qui donnait quelque chose comme ‘putain c’est pas vrai, ils le font exprès ou quoi ?!’. Tout l’monde les détestait au village, mise à part quelques trop rares exceptions dont elle faisait stupidement partie, et leur nombre était l’une des raisons qui poussaient leurs voisins à l’antipathie. Quatre grands blonds, plus une fille de couleur, ce qui ne posait pas de soucis à Charlie mais qui en posait à plein de gens, ça elle le savait. Sans oublier les additionnels, dont l’ex-femme d’Aahron, ainsi que son fils qui multipliaient les allers et retours entre Cleveland et ici. Et maintenant un oncle !

    La jeune femme avait beau n’y voir aucun inconvénient personnel, elle anticipait facilement la réaction des gens du village et l’idée même l’épuisait déjà. De nouvelles rumeurs, de nouveaux regards en coin, de nouvelles messes basses, voir pire ! De nouvelles rancœurs, de nouvelles bagarres, de nouvelles inimitiés. Si cet oncle provenait du même moule que ses quatre neveux alors c’était certain, ce nouvel arrivage de ‘Donnelly’ ne pouvait être que toujours plus de feu aux poudres. Hors Charlie avait envie qu’on la laisse tranquille, rien qu’un petit peu, rien qu’une petite semaine ou elle n’aurait eut que ses propres petits soucis à gérer, sans avoir en plus sur la bosse ceux de son cher et tendre qui débarquait chez elle comme une fleur après une semaine de silence sans explications.

    Elle se retint donc de faire le moindre commentaire, se contentant d’un petit hochement de tête qui n’engageait à rien. Si elle ouvrait la bouche maintenant, à coup sûr, c’était des reproches agacés qui s’en échapperait, qu’elle préférait taire une fois de plus, pour s’épargner elle-même plutôt que Sam cela dit. Elle se contenta donc de continuer à touiller dans sa casserole, avant que le jeune homme ne se rapproche pour l’observer de plus près.

      « C’est parce que je le suis » soupira-t-elle d’un air afféré « J’te préviens, si tu veux vraiment qu’on aille manger quelque part il va falloir qu’on prenne ta voiture, la mienne à un problème de bougies ou j’sais pas quoi, elle fait un bruit de tracteur et n’monte plus les côtes ! » annonça-t-elle en levant les mains au ciel comme pour sous entendre avec aigreur : ‘Eh oui ! C’est la vie !’ « J’ai pas encore eut l’temps d’aller la mettre au garage… enfin... normalement je l’aurais mise chez les Redd mais là… je doute sincèrement qu’ils acceptent de m’la réparer ! Donc, faut que j’trouve un autre garagiste, j’sais qu’il y en a un à Gower, faut juste que je demande l’adresse à Colleen qui devra en fait la demander à Griffith puisque j’peux pas le faire moi-même étant donné qu’il me déteste ! » déblatéra-t-elle sans reprendre son souffle « voilà, en gros, à part ça, tout baigne. T'as rien raté de palpitant »


    Tu parles…
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MessageSujet: Re: 07. My woman is gone, she had left me a note, hanging on my door [Charlie & James]   Mar 02 Oct 2012, 23:20

    Rater les choses palpitantes, c’est justement ce qu’il souhaitait ces derniers temps, pas concernant la vie de Charlie mais plutôt la sienne. Profiter d’une seule journée sans disputes, sans crises, sans cris…bref, une journée banale et monotone, tout ce qu’il détestait d’habitude. Pourtant même en s’accordant quelques heures avec sa petite amie le barman savait que cette journée ne serait pas de tout repos. Son frère ne s’était toujours pas réveillé après son « passage à vide » de la veille et il se voyait déjà veiller sur lui pendant que son frère et Allie iraient chercher son oncle. Cette seule pensée le vidait de l’intérieur. Il en était arrivé à un point où se retrouver en tête à tête avec son cadet lui était insupportable, autant pour son état de santé et le voir dépérir que la crainte qu’il se passe quelque chose avec F….

    C’est pourquoi il chasse ces pensées de son esprit, se concentrant sur ce que faisait Charlie, même si cette dernière se contentait de remuer le repas qu’elle préparait. Tout pourvu qu’il ne pense pas au numéro huit de la même rue.

    Il jeta tout de même un nouveau coup d’œil aux traits tirés de la jolie brune à ses côtés, ressentant cette même distance qu’à leur dernière soirée passée ensemble. Et c’était agaçant. Pas dans le sens où ça l’énervait mais parce qu’il se sentait frustré de ne pas comprendre ce qui clochait. Tout à coup un repas rien qu’à deux ne semblait plus aussi libérateur qu’il l’avait pensé en venant ici ou même en proposant l’idée. Samuel se sentait presque mal à l’aise, trouvant les silences pesant, l’atmosphère lourde, et sa propre présence ici de trop. Était-ce égoïste de ne pas se sentir concerné par un simple problème de voiture? Ouais…probablement. Néanmoins il s’en voulait des pensées puériles et injustifiées qui lui passaient par la tête. Du genre *j’échangerais bien mes problèmes contre les tiens*. Ce n’était même pas puéril c’était carrément nul, et le pire dans tout ça était qu’il en avait conscience.

    Samuel savait parfaitement qu’être sa petite amie ne la plaçait pas dans une position facile vis-à-vis des autres habitants mais il ne parvenait plus à être empathique face à cette idée. La fatigue lui collait les nerfs à vif et il laissa passer de longues secondes de silence avant de reprendre la parole, pesant ses paroles. Être serviable lui ressemblait plus, ces derniers temps en tout cas, mais c’était là aussi le problème. Tout ce qu’il souhaitait depuis quelques jours était redevenir ce gros con insensible et égocentré qui passait ses pulsions à une table de jeu ou devant un bon verre, le plus souvent les deux la fois. Une bonne partie de poker, silencieuse, sans cris, et un bon verre de scotch.

    Le bruit d’une ébullition le ramena à la réalité, et il se tourna vers Charlie, lui adressa un petit sourire forcé qui dut plus ressembler à une grimace.

    « Si c’est qu’une affaire de bougie j’peux y jeter un œil si tu veux » lança-t-il à la dérobée, d’un ton monotone. « Si le problème vient d’ailleurs on peut toujours se contenter de commander les pièces. Ça t’évitera de payer la main d’oeuvre »

    Il haussa les épaules et s’écarta de la jeune femme, se laissant choir sur une chaise mollement, l’odeur de nourriture commençant à lui contracter l’estomac. Ne sachant pas réellement si c’était son appétit qui se réveillait ou ses nausées, il préféra mettre un peu de distance entre la gazinière et ses narines.

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MessageSujet: Re: 07. My woman is gone, she had left me a note, hanging on my door [Charlie & James]   Mar 09 Oct 2012, 19:41

    Alors ça, visiblement, c’était une proposition qui venait du cœur qu’il avait sur la main. D’un côté un cœur, de l’autre poil. Une image parfaite pour illustrer la flagrante dualité de Samuel Donnelly…
    Il lui fallut se mordre la langue pour ne pas cracher son ironie à voix haute, et un soupir discret lui permit d’évacuer la frustration des non-dits. Peut-être le penserait-elle assez fort pour qu’il l’entendre tout de même ? A voir. En attendant elle n’avait pas envie d’attendre des lustres avant qu’il ne se décide à mettre ses bienveillantes propositions à exécution.

      « Nan ça va, j’vais me débrouiller merci »


    Avec même, un vague petit sourire reconnaissant vers lui, simplement pour donner le change à son agacement, et pourquoi pas, au manque d’entrain de son petit-ami. D’ailleurs celui-ci n’enchaina pas, et la jeune caissière ne se chargea pas non plus de relancer la conversation. Entre un silence relatif et des échanges de banalités, vu son humeur et la situation elle préférait de toute manière le silence.

    Rapidement, elle goûta ses pâtes, vida l’eau, réchauffa la sauce et disposa une assiette bien garnie sur un plateau où se trouvaient également un verre d’eau, un bout de pain et un yaourt. Cela fait, elle agrippa le tout et se tourna vers Sam :

      « Je vais simplement lui porter ça et on peut décoller »


    Et déjà la brune quittait la cuisine pour prendre la direction de l’étage. Avant Louise descendait encore prendre ses repas dans le salon, devant la télévision, maintenant elle ne se donnait plus cette peine qu’épisodiquement et la plus par du temps, elle préférait garder la chambre et manger sur son bureau. Moins loin du lit, sans doute…
    Une fois dans la chambre d’ailleurs, il lui fallut quelques petites minutes pour réussir à canaliser la vieille qui babillait avec ses fantômes, puis une fois assuré qu’elle était installée et mise sur sa lancée, elle s’éclipsa. Ne restait plus à espérer qu’elle évite de se blesser avec le couteau ou d’en mettre partout… Ce n’était encore jamais arrivé, mais pourtant l’angoisse qu’elle se blesse ou fasse une catastrophe la prenait chaque fois qu’elle devait la laisser se débrouiller seule pour quelque chose.

    Une fois les escaliers descendus, elle sauta dans ses Convers, agrippa son sac à main et rejoignit Sam qui l’attendait déjà dans le hall de la maison.

      « Prête. Est-ce que tu sais déjà où on va ? Si c’est vers Westbridge on peut quand même prendre ma caisse parce que y’a pas d’côtes. Mais j’suis pas certaine qu’on sache revenir… » fit-elle remarquer d’un petit air fataliste.
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MessageSujet: Re: 07. My woman is gone, she had left me a note, hanging on my door [Charlie & James]   Mer 10 Oct 2012, 00:09

    Il ne sut pas ce qui le vexa le plus, le fait qu’elle n’ait pas assez confiance en ses talents de mécano pour remplacer quelques bougies ou se sentir complètement inutile. Mais il se rembrunit tout seul sur sa chaise alors qu’elle portait son plateau à Louise, se contentant d’acquiescer mollement. Retombant dans le silence il souffla longuement, énervé, fatigué et sur les nerfs, sa jambe tapant la mesure sans qu’il ne la contrôle. Il était impuissant face à ce qui arrivait à Aidan, ses journées étaient interminables maintenant qu’il ne travaillait plus au drugstore et même Charlie ne voulait pas de son aide pour réparer sa caisse. C’était un putain d’épouvantail qui ne servait à rien, son père avait raison.
    Enfin ce n’est pas exactement ce que Sean disait à son propos. « Tu brasses beaucoup d’air mais rien de productif n’en sort ». Et bien qu’il aille se faire foutre lui aussi. S’il avait fait révisé sa caisse avant de partir rien de tout ça ne serait arrivé. Ils n’auraient pas été forcés de s’arrêter au garage de cet enfoiré de Redd et ils seraient encore là. Lui et ses frères n’auraient jamais mis un pied ici et il n’aurait pas rencontré Charlie. Il ne se serait pas attaché à une fille géniale qui lui prenait la tête parce qu’il ne savait pas du tout comment agir pour qu’elle ne le jette pas comme un vieux sac moisi. Ouais tout ça c’était la faute de Sean, ça et sa putain de caisse qui faisait des siennes.

    Il posa son front contre la table, appréciant la fraîcheur qui s’en dégageait, se tapant le front contre celle-ci pour se remettre les idées en place. Sérieux il commençait lui aussi à avoir une araignée au plafond. Ses pensées s’embrouillaient et se mélangeaient au point où ça n’avait plus ni queue ni tête et il s’en sentait d’avantage énervé. Agacé de toujours voir les choses de façon négatives, lui qui se fichaient de tout il n’y a pas si longtemps.

    Entendant Charlie redescendre il se releva brusquement, trop brusquement, si bien que la tête lui en tourna et qu’il dut se rattraper au bord de la table le temps que le décor arrête de trembler devant lui. Il se reprit au moment où sa petite amie le rejoignait.

    « Il parait qu’il y a un p’tit resto sympa à Edgerton » lança-t-il simplement en ouvrant la porte, la laissant passer avant de se diriger vers la Volvo, répondant ainsi à sa question sur le choix de la caisse.

    S’installant à bord il mit le contact et prit direction ouest, allumant la radio pour combler le silence pesant qui persistait.

    « I'm not in love so don't forget it, it's just a silly phase I'm going through. And just because I call you up, don't get me wrong, don't think you've got it made. I'm not in love, no no, it's because...
    I like to see you, but then again, that doesn't mean you mean that much to me
     »

    Jetant un coup d’œil en biais à Charlie il changea de canal, appuyant avec agacement sur le bouton.

    « My woman is gone, my woman is gone, she had left me a note hanging on my door : she say she couldn't take it, she couldn't take it anymore. The pressure around me-just couldn't see ; she felt like a prisoner who needs to be free. »

    Avec le même énervement qui ne cessait de grimper Samuel changea une nouvelle fois de canal, se tortillant sur son siège alors que ses mâchoires se contractait.

    « But you can say baby, baby can I hold you tonight. Maybe if I told you the right words, at the right time you'd be mine »

    De frustration le jeune homme coupa la radio, l’habitacle replongeant dans un lourd silence alors qu’il tapotait nerveusement le volant de ses doigts.

    « Passe moi une clope s’il te plaît. Doit y avoir un paquet de ton côté »

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MessageSujet: Re: 07. My woman is gone, she had left me a note, hanging on my door [Charlie & James]   Sam 13 Oct 2012, 14:46

    Charlie s’était installée aussi confortablement que possible aux côtés de Sam dans la volvo, jambes croisées, un pied sur le tableau de bord, un coude sur le rebord de la fenêtre grande ouverte et ses yeux noisettes perdus sur le décor desséché qui défilait. Elle avait zappé la ceinture pour ne souffrir d’aucun inconfort, pourtant le malaise persistait bel et bien.

    Maintenant qu’ils étaient sortis, qu’ils ne se retrouvaient plus que tous les deux, elle se rendait surtout compte qu’elle attendait… Elle ne savait pas trop bien après quoi elle attendait mais elle attendait tout de même. Un signe, un mot, un geste, un regard, n’importe quoi. Quelque chose en tout cas, qui aurait pu lui prouver que l’éloignement de cette semaine n’était du qu’à un emploi du temps chargé de leurs parts à tous les deux et pas à quelque chose de plus intime et définitif. Au lieu de ça, elle qui n’était d’ordinaire pas spécialement dérangée par les silences, elle se retrouvait à détester celui qui régnait dans l’habitacle de la voiture.

    Et signe qui ne trompait pas, c’était également le cas de Sam qui s’empressa d’allumer la radio au moment même où elle ouvrait la bouche pour engager la conversation.
    D’un petit haussement de sourcil elle se résigna donc et prêta une oreille distraite à la première chanson. Un rien moins distraite à la seconde. La troisième eut carrément droit à un regard accusateur.

    En règle générale, en bonne mystique qu’elle était, elle adorait que la vie lui envoi des signes. Comme les jours de déprime où elle devait se faire violence pour grimper dans sa voiture et se rendre à la banque pour payer des factures exorbitantes en maudissant sa vie nulle, avant d’allumer la radio et de s’entendre chanter « The land lord say your rent is late, he may have to litigate, but don't worry, be happy », ou les jours de boulot où elle se retrouvait coincée dans cette petite épicerie minable de ce petit village minable au milieu de ce nulle part minable, sans avenir, sans fric, sans mec, sans projets, et qu’en glissant les écouteurs de son MP3 au creux de ses oreilles on lui chantonne « There's nothing you can make that can't be made, no one you can save that can't be saved. Nothing you can do but you can learn how to be you in time, it's easy : all you need is love »

    Dans le même ordre d’idée elle pigeait aussi très bien quand la vie lui susurrait même pas discrètement d’aller s’faire foutre… C’était un peu l’cas là, si elle voulait être honnête avec elle-même, c’était plutôt évident. Ils en revenaient donc à ce silence pesant et elle de son côté en revenait à l’attente. Distraitement elle se pencha en avant pour farfouiller après le paquet d’clopes et ne prit pas la peine de lui en sortir une lorsqu’elle eut la main dessus. Charlie se contenta de lui fourrer l’objet dans les mains et de le laisser se débrouiller avec une main sur le volant.

    Elle savait qu’il allait falloir qu’ils causent de trucs pas très amusant, la chose devenait de plus en plus évidente, et pour la jeune femme il était logique que ce soit à Sam d’engager la conversation. Après tout c’était lui l’intrus ici, lui qui était venu la trouver, lui qui l’avait dragué, lui qui la mettait dans la merde, lui qui l’évitait ensuite sans raison apparente et qui revenait ensuite comme si de rien n’était en trainant derrière lui son malaise. Lui, lui, lui toujours lui. Le seul truc qu’il n’allait pas faire c’était endosser le rôle ingrat de celui qui perce l’abcès. Ca, serait pour elle. Pour la gourde.

    Elle laissa passer encore quelques secondes, puis n’y tint plus et tourna un regard insistant sur son petit-ami. Elle resta dans cette position un moment avant d’hausser les épaules et les sourcils l’air de dire ‘bon… beh quoi ?!’. Il prenait sa grosse tête d’innocent mais ça ne marcherait pas.

      « Et alors quoi ?... tu vas pas m’dire pourquoi je t’ai pas vu au pique-nique ? Aidan m’a dit que tu étais là pourtant… »


    Ce qu’elle voulait vraiment c’est qu’il lui parle de la soirée et de son passage sur scène. Elle ne l’avait pas vu dans le public, à aucun moment sauf qu’aborder trop directement le sujet lui donnait l’air de celle qui attend le compliment, et elle se sentait déjà bien assez stupide comme ça…
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MessageSujet: Re: 07. My woman is gone, she had left me a note, hanging on my door [Charlie & James]   Dim 14 Oct 2012, 03:25

    Il fit glisser une cigarette entre son pouce et son index avant de la coller entre ses lèvres, jetant négligemment le paquet sur le tableau de bord. Se surélevant un peu, il réussit à attraper son briquet et alluma sa clope, laissant une fine odeur d’essence envahir l’habitacle, bientôt remplacée par celle du tabac. Samuel sentait le regard insistant de sa petite amie fixé sur lui et il dut se forcer à ne pas tourner la tête vers elle pour lui envoyer un « quoi! » et se concentrer sur la route. Mais lorsque cette dernière prit la parole d’un ton brusque il ne put s’empêcher de sursauter. Le barman lui jeta un rapide coup d’œil, l’air de dire « de quoi tu me parles », avant de se concentrer de nouveau sur la route.

    À vrai dire il ne comprenait pas réellement le sens de la question. Enfin si, il n’était pas stupide, du moins pas totalement, mais il ne comprenait pas l’intérêt. Oui il était au pique-nique, non ils ne s’étaient pas vus et alors quoi? C’était ça le drame de la journée? Le fait qu’ils ne se soient pas vus lors de ce putain de pique-nique de faux cul où on devait prôner l’entraide et la solidarité? La mode hippie était passée depuis trente ans de toute façon, et actuellement, son mantra n’était certainement pas cette saloperie de truc qui clamait haut et fort paix et amour. Plutôt vendetta et arrêtez de me casser les couilles. Surtout la seconde d’ailleurs. Pourtant le jeune homme sentait qu’il glissait plus rapidement que prévu sur ce fameux chemin. À la question qu’il s’était posé plus tôt concernant la possibilité de passer une seule et unique journée sans prise de tête, il venait d’avoir sa réponse. Sa patience s’amenuisait au fil des secondes et il souffla bruyamment pour le signifier.

    Putain de gonzesses. Elles n’étaient jamais contentes. Il ne fallait pas être trop collant mais pas trop distant non plus. Il fallait être honnête mais leur mentir pour tout ce qui concernait leur poids et leur physique en général. Assez macho pour prouver qu’on en avait sans toutefois les rabaisser. Être authentique mais ne jamais avoir un avis contraire au leur. Et surtout, ne jamais faire une seule remarque quatre jours par mois et se serrer la ceinture tout en répondant présent à chaque fois que leur libido partait en vrille. Toutes des cinglés.

    « Je suis allé me chercher un peu d’herbe pour réussir à tenir le coup au bal des faux cul » s’agaça ce dernier en soupirant. « J’suis arrivé à la bourre. J’voulais venir te rejoindre mais tu traînais avec Colleen et j’sais très bien qu’elle peut pas me blairer. J’lai bien vu l’autre jour au drugstore. Elle aurait volontiers lécher l’intérieur de la main de Calvin, s’il n’avait pas avouer à tout le monde qu’il l’avait prise en levrette dans l’arrière boutique. J’allais pas me pointer et la saluer pour faire bon genre. » expliqua le jeune homme toujours sur le même ton bourru. « Après ça je t’ai plus revu et après tu devais te préparer pour aller sur scène, j’ai préféré te foutre la paix »

    Et il aurait sacrément bien aimé qu’elle ne fasse autant maintenant. Qu’ils aillent manger tranquillement, qu’ils passent un peu de temps tous les deux et qu’il ramène la bagnole pour aller chercher son oncle. Mais il savait déjà que tous ces petits projets n’avaient plus de raison d’être et cela ne fit qu’augmenter son agacement.

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MessageSujet: Re: 07. My woman is gone, she had left me a note, hanging on my door [Charlie & James]   Mar 16 Oct 2012, 16:37

    De l’herbe ? C’était ça son alibi en béton ? Il était allé chercher un peu d’herbe ? Pas que Charlie désapprouve, elle se fichait pas mal de ça et fumait l’herbe de Colleen depuis des années. C’était plutôt le fait de passer après un peu de gazon qui la dérangeait. Enfin, elle se raisonnait tout de même en songeant que ce discours avait plutôt l’air d’un enchevêtrement d’excuses assez mauvaises plutôt que d’une justification sensée. Ce qui était vexant en soit puisque visiblement, Samuel ne se donnait même pas la peine de trouver l’un ou l’autre argument plus convainquant. Il se contentait du minimum syndical et d’un côté, c’était un peu comme lui dire merde…

    Après tout elle était arrivée vers 10 heures du matin et y était resté jusqu’à l’heure du concert, le soir. Autrement dit toute la sainte journée, avec quelques allés et retour à la maison pour s’assurer que tout allait bien pour Louise. Et durant toutes ces heures passées dans le parc il y avait effectivement eut pas mal de moment passés en compagnie de Colleen, mais aussi tout un tas de moments où elle s’était retrouvée absolument toute seule avec sa guitare. Kathleen lui avait demandé de tourner un peu partout entre les stands pour jouer quelques morceaux et mettre un peu d’ambiance sonore, et c’est ce qu’elle avait fait. Mais qu’elle soit seule où avec Colleen elle avait tout de même ressentit une espèce de sentiment d’attente, parfois bien présent parfois latent. Elle avait guetté après lui, cherché des yeux quelques hautes silhouettes blondes, l’avait même aperçu de loin à plusieurs reprises en fin de journée.

    Après tout il était arrivé après elle, c’était donc à lui de venir la trouver ! D’après ce qu’elle avait comprit en plus, ils étaient tout de même sensés se rejoindre ce jour-là ! C’est ce qu’ils avaient convenus lors de leur précédente rencontre, chez elle. Une rencontre un peu désagréable, et c’est d’ailleurs ça qui lui mettait la puce à l’oreille. De toute façon, c’était le parc de Grayson, pas Central Park ! Impossible de rater quelqu’un, même en faisant des efforts…

    Indépendamment de tout ça, Charlie n’aimait pas la manière font Sam causait de sa meilleure amie. C’est vrai qu’elle pouvait faire des trucs stupides et qu’elle était plutôt réticente aux Donnelly, mais ça restait sa plus vieille et fidèle amie depuis toujours et si quelqu’un pouvait la critiquer en toute connaissance de cause dans cette bagnole c’était elle ! Pas lui qui débarquait avec sa bande de cow boys pour tout casser.


    Quoi qu’il en soit cette réponse la décourageait plus qu’autre chose. Elle avait juste envie qu’il se taise pour éviter d’aggraver son cas puisqu’il avait l’air motivé pour le faire…

      « Me foutre la paix… » répéta Charlie, l’œil torve « Mouais... Si tu l’dis Sam… »


    Et cela dit, elle se pencha sur la radio pour rallumer celle-ci et monter le son à fond, avant de se tourner obstinément vers la fenêtre pour le nier. Elle n’avait plus faim et n’avait plus du tout envie d’aller nulle part.
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MessageSujet: Re: 07. My woman is gone, she had left me a note, hanging on my door [Charlie & James]   Jeu 18 Oct 2012, 05:03

    « Mouais... Si tu l’dis Sam… »

    Il se tourna vers elle avec un regard noir mais elle monta le son de la radio à fond et lui tourna le dos, lui faisant perdre le peu de patience qu’il lui restait. C’était quoi cette putain de phrase à la con non terminée? Et cette attitude…alors quoi maintenant, elle allait bouder comme une gosse de dix ans et lui faire la gueule pendant tout le repas?
    D’un geste rageur et non réfléchi le jeune homme appuya sur la pédale de frein, laissant un peu de gomme sur le bitume, et stoppa la voiture en pleine milieu de la route, déserte de toute façon. Dans le même état d’esprit celui-ci coupa la radio, dont le son faisait grésiller les deux malheureuses enceintes et lui vrillait les tympans.

    Le silence retomba dans l’habitacle et la tension, déjà palpable depuis qu’ils avaient pris la route n’en fut que plus présente. Attrapant la cigarette coincée entre ses lèvres il la jeta d’un geste vif par la fenêtre, se tournant vers Charlie, qui, sous la surprise, en avait fait de même. Leur regard s’accrochant, il n’y avait rien d’amical dans cet échange, et si un étranger avait été assis sur la banquette arrière et les avait observé à cet instant, il lui aurait été difficile de deviner que ces deux là formaient un couple depuis plusieurs semaines maintenant.

    Le jeune homme savait qu’il aurait dû continuer sa route, ne pas s’arrêter, parce que maintenant il ne pouvait plus éviter la confrontation orale qui s’annonçait. De même qu’il avait conscience qu’il devrait se taire, arrêter de la fixer avec un air de défi et avec des iris qui lançaient des éclairs. Samuel savait, au fond, que ce qu’il allait dire engendrerait forcément une réponse hostile de la part de sa petite amie. Oui il savait tout ça, et pourtant, dans l’impulsivité du moment, les mots franchirent la barrière de ses lèvres.

    « Putain on peut savoir c’qui tourne pas rond chez toi? »

    Et tout en sachant qu’il n’aurait pas dû dire ça, il ne regretta pas ses paroles. Son ton était agressif, agacé, et il ne s’en voulait pas. Si la jeune femme avait quelque chose à lui dire et bien c’était le moment. Pourquoi attendre de passer un repas empli de silences pesants, de sous entendus peu subtils et subir un malaise déjà présent? Si elle voulait revenir sur ce pique nique à la con, sur le fait qu’ils ne s’étaient pas vus et bien c’était maintenant.

    « Si tu voulais pas sortir, si t’avais pas envie d’me voir, t’avais qu’à le dire! Je me serais pas fais chier avec tout ça! » l’apostropha le jeune homme, sans forcément se rendre compte qu’il allait beaucoup trop loin.

    Il en avait assez de faire semblant que tout allait bien, avec elle, dans ce village, dans sa vie déjà merdique avant de venir ici. Qu’ils aillent tous se faire foutre.

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MessageSujet: Re: 07. My woman is gone, she had left me a note, hanging on my door [Charlie & James]   Dim 21 Oct 2012, 19:52

    Le freinage brusque l’avait totalement prise au dépourvu, et d’un sursaut son cœur lui était soudainement remonté dans la gorge sur un geyser d’adrénaline qui lui fit battre une chamade folle. Durant une affreuse fraction de seconde, en le voyant amorcer un mouvement du bras elle avait cru qu’il prévoyait de frapper. Pas vraiment qu’elle l’en croyait capable mais elle ne s’était pas du tout attendu non plus à c’qu’il arrête la voiture après tout. En réalité c’était pour couper la musique qu’elle venait à peine de rallumer, et le silence qui tomba ensuite dans l’habitacle fut bref mais d’une lourdeur presque insoutenable. Aussitôt qu’il fut brisé par les reproches de Sam, Charlie se mit pourtant à le regretter.

    Elle avait soudainement la désagréable impression d’être en présence de quelqu’un d’autre. Quelqu’un qu’elle ne connaissait pas et qui l’observait comme on observe une étrangère hostile. Et c’qu’il disait n’avait pas beaucoup plus de sens. Chaque mot qui sortait de sa bouche elle avait comme l’impression d’être bien plus en droit de les dire que le contraire. C’était comme se faire voler ses répliques, et il n’y avait franchement rien de plus frustrant.

    Depuis le début elle prenait sur elle pour ne pas se laisser déborder par la colère et lui fichait tout par terre en un coup de pédale. Ca lui apparaissait presque comme une évidence : Sam avait attendu la première occasion d’entrer en conflit avec elle, la première contrariété venue pour provoquer la dispute. Parce que c’était beaucoup plus facile de rompre avec quelqu’un lorsqu’on avait quelque chose à lui reprocher. De cette manière c’était elle la coupable, elle qui avait des choses à se reprocher, elle qui ne ‘tournait pas rond’. L’injustice lui donnait presque envie de pleurer mais elle attendrait d’être loin pour ça. Ca lui apprendrait à jouer les gourdes et à mordre sur sa chique.

      « Tu sais, je pensais que c’était un peu un genre que tu t’donnais pour coller avec ton stupide blouson en cuir de préado, mais parfois tu peux vraiment être un sale con borné ! Arrête un peu d’faire comme si c’était moi qui avais un problème avec toi Sam. Tu m’fais perdre du temps. D’ailleurs c’est tout c’que j’ai fais avec toi : perdre mon temps !! Et j’en ai plus que marre des mecs qui me font perdre mon temps ! » cracha-t-elle, les yeux plissés de colère mal contenue.


    L’instant suivant elle ramassait son sac à main. Pas besoin d’attendre qu’il la fiche dehors en plus du reste et tant pis pour le soleil, elle préférait encore cuir sous les rayons plutôt que de subir une scène. Elle ne voulait surtout pas entendre quoi que ce soit de plus blessant, qui lui laisserait des traces qu’elle mettrait des mois à soigner. Toujours plus de temps perdu, hors de question ! Cette fois-ci c’était la fois de trop.

      « J’me rentre. Quand t’auras fini de discuter avec ton miroir fais moi signe ! » trancha la jeune femme en s’extirpant du véhicule de quelques gestes brusques « OU PAS ! » ajouta Charlie avant de claquer violemment la portière.


    Puis d’un bloc, elle se détourna pour repartir à pied vers le village, furieuse et écœurée.
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MessageSujet: Re: 07. My woman is gone, she had left me a note, hanging on my door [Charlie & James]   Lun 22 Oct 2012, 04:37

Le jour précédent, lors de sa ronde à Grayson, il fit l’erreur d’adresser la parole à madame Pietski en la croisant à la sortie du seul restaurant du coin, de un, mais surtout de mentionner le simple sujet des différents nouveaux venus en ville lors de cette conversation pratiquement unilatérale –cette femme le détestait à coup sûr. L’émotion saisit la vieille, comme si elle se retenait avec force de déballer des atrocités qui lui brûlaient, mais James ne put pas tirer quoi que ce soit de plus que ce qu’il pressentait déjà et finit par détourner le sujet avant que cette femme ne se rupture une veine à conserver sa poker face.

C’était un échec de plus cette semaine, un contact raté de plus depuis le pique-nique. À ce rythme il allait être coincé dans ce bourbier toute sa vie, à tourner en rond autour d’une ville et d’un cinglé comme un coyote efflanqué autour d’une meute d’on ne sait quels bovin stupide qui prenaient pourtant tout leur temps pour crever… La même routine ridicule que tous ces jours où il n’était pas au musée : se lever, se doucher, s’habiller, se traîner vers sa Jeep sans avoir mangé histoire d’avoir un excuse facile pour s’arrêter quelque part, lutter contre la chaleur, prendre la route vers le village voisin, se rendre à l’abattoir à pas mornes…

Il devait trouver un prétexte et une occasion de rencontrer sa cible une fois de plus afin de poursuivre convenablement sa quête. Sa journée au parc de Grayson eut échouée à cela justement : lui qui prévoyait rencontrer Samuel « par hasard » et engager la conversation, il ne fut pourtant pas même en mesure de le localiser exactement sans donner l’impression qu’il avait une étrange obsession pour un autre homme. Ce n’est pas à tous les jours qu’une telle chance de croiser une personne par exprès sans soulever de soupçon se présente après tout.

Avec l’impression encore vivide d’être un fauve torturé par les frustrations de la vie, James s’en remit donc à cette routine une fois de plus pour prendre la direction de Grayson. Levé difficile, douche froide car la tuyauterie faisait des siennes, un éternel t-shirt foncé au cas où son antisudorifique faisait défaut, une boisson énergisante pour garder les yeux ouverts, une démache traînante vers son véhicule...
Il se creusait cependant le tête depuis son réveil sur ce qu’il comptait y faire ce jour-ci et, même au premier quart du chemin, aucune idée particulière autre que de simplement y rôder ne le frappa. Que faisaient les habitants normaux eux-même dans un tel trou mort de chez mort de toute façon! C'était un peu normal que lui-même n'en sâche rien, lui qui n'avait jamais eut à habiter en campagne. Car s'y rendre après une journée en ville ou en banlieue était tout autre que de vivre à tous les jours dans la même pseudo grange avec cet ennui crasse qui vous colle dessus et vous ternit comme la poussière des routes locales...

Poussant un souffle rageur par ses narines, une moue au visage à la vue de la route vide et ennuyeuse, il alluma la radio de la Jeep, espérant ne pas tomber sur une chaîne radio spécialisée en musique Country pour une fois. Même du Bluegrass ou du Dixie lui serait plus agréable que les mièveries de nouveau country qui passait de ces jours. L'animateur annonça presque aussitôt une chanson du tout nouvel album de machin-chose Swift et James s'empressa de changer de chaîne, une grimace au visage.

Voilà pour la chance...



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07. My woman is gone, she had left me a note, hanging on my door [Charlie & James]

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