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 07. What a man ego brings on other people [Lucinda & William]

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MessageSujet: 07. What a man ego brings on other people [Lucinda & William]   Lun 20 Aoû 2012, 00:16

Un massacre. Il n’y avait pas d’autre mot pour désigner le visage de son pauvre Clyde. Le spectacle de sa souffrance avait réveillé les plus bas instincts de la trentenaire qui aurait pu commettre un terrible péché si seulement son mari s’était trouvé dans la pièce adjacente et non à quelques kilomètres de là, dans leur maison. Ou bien ailleurs, que savait-elle après tout de son emploi du temps ? Nathaniel lui cachait de plus en plus de chose et il s’était évidemment bien gardé de lui dire de quelle ignominie il s’était récemment rendu coupable.
Battre son propre frère ! Avait-il perdu le raison ? Après la manière dont il avait toujours accusé son père de les traiter tous deux, le voilà qui prenait le bâton pour cingler le visage délicat de sa propre chair !
Pire, en réalité ! Il avait utilisé leur cousin pour perpétrer son ignoble forfait.
Elle n’avait pas de mot pour désigner ça. Si : un massacre. Mais c’était encore au-delà.

Nathaniel aimait défigurer les choses et il avait le beau en horreur. Ca avait toujours été le cas et, si plus jeune elle avait pensé qu’elle serait capable de lever le voile et de lui révéler l’existence d’un monde plus beau, Lucinda avait depuis bien longtemps renoncé à ce projet insensé. Nath voulait massacrer. Nath voulait voir le sang gicler, entendre le bruit de la chair rencontrer la chair.
Mais jusque là, il s’était fixé une limite : jamais son frère. Logan avait bien reçu quelques corrections de temps à autres, mais il était une brebis fréquemment égaré et Lucinda avait elle-même envie de le gifler par moment pour lui remettre les idées en place. Mais Clyde…

Son cœur se pinçait douloureusement chaque fois qu’elle repensait au visage tuméfié de son beau frère, pleurnichant dans sa jupe en la suppliant de se taire et de ne pas aggraver les choses. Il avait finit par lui arracher la promesse de ne rien dire à Nath, de ne point l’énerver davantage et diriger vers Clyde ses foudres une fois encore. Il lui avait fait promettre de ne pas tenir rigueur à Logan de la manière dont il l’avait corrigé. Mais cette promesse, elle l’avait faite en croisant ses doigts derrière son dos.
Logan ne punirait pas Clyde pour avoir parlé, elle en avait l’intime conviction. Logan n’oserait rien lui faire à elle non plus, parce qu’il aurait trop peur de la manière dont son cousin pourrait lui faire payer tout mauvais traitement à son égard.
Qu’on ne s’y méprenne pas, Nathaniel ne la vengerait pas par amour, simplement parce qu’il en irait de son honneur d’époux et parce qu’il ne laissait jamais une bonne occasion de malmener son cousin.

Mais il y avait un autre responsable. Quelqu’un qu’elle pourrait faire payer et qu’elle pourrait confronter ce soir même pour déverser sur lui toute sa frustration, toute sa colère. Cet autre était William Ferguson. Car le vétérinaire n’avait pas simplement avoué qui l’avait frappé, il lui avait également confessé les raisons de cette punition qui lui avait été infligée.
Une réunion, tenue dans le plus grand secret par le maire en personne et toute sa clique, dans leur dos… Elle comprenait que Nathaniel ait été furieux de l’apprendre, mais de là à se retourner contre son propre sang ? Contre CLYDE ? Il était allé trop loin. Mais elle trouverait un moyen de le faire payer une autre fois.

Lucinda avala les derniers mètres qui la séparaient de l’entrée des Ferguson d’un pas rapide et décidé. Elle grimpa les quelques marches du perron et sans hésiter une seule seconde, tambourina sur la porte de ses points. Son visage déformé par une grimace menaçante était rougis par l’effort que lui avait coûté sa marche depuis le cabinet de Clyde et sa sueur collait son chemisier à sa peau pâle et parsemée de tâche de son et avait plaqué quelques cheveux roux sur son front luisant. Mais elle n’avait que faire de son allure à cet instant.

« WILLIAM FERGUSON ! J'ai à vous parler IMMÉDIATEMENT! » l'appela-t-elle avec hargne, continuant de frapper contre le bois avec fureur.
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MessageSujet: Re: 07. What a man ego brings on other people [Lucinda & William]   Lun 20 Aoû 2012, 02:28


    « J’ai pas dis que je voulais pas le voir parce que c’était vieux, j’ai dis que j’voulais pas le voir parce que c’était dépassé, y’a une nuance là »
    « Ca revient un peu au même »
    objecta Alicia juste avant une fourchetée de salade.
    « Mais non ça revient pas au même » s’agaça aussitôt l’adolescente « Si j’avais voulu dire vieux j’aurais dis vieux, là j’ai dis dépassé. Et c’est vrai que c’est dépassé. Aujourd’hui plus personne à peur en regardant un Hitchcock, la musique de ses films est genre insupportable et criarde et y’a des longueurs dans les plans, aujourd’hui les films sont plus fais comme ça du tout, c’est dépassé »
    « Oui mais toi qui aime raconter des histoires, je trouve ça important de savoir comment les maître de l’époque s’y prenaient c’est tout. Pour ta culture générale »
    « J’en ai vu la moitié d’un une fois en cours et c’était franchement suffisant »
    « Ce n’est pas assez pour te faire une réelle idée du travail de l’artiste »
    « Toute façon moi j’veux écrire des livres pas des scénarios d’films »
    « Au pluriel on dit scénarii. Un scénario des scénarii »
    « Roh ouais ça va c’est bon. J’ai pas envie de voir un Hitchcock, c’est chiant c’est tout »
    « C’est un argument un peu pauvre »
    fit remarquer sa femme
    « Bah oui mais quand j’essais de sortir de vrais arguments tu les contre tout l’temps alors bon… »

    Voilà, ça y est, début de dispute. C’était le moment où il devait intervenir avant que ça ne tourne au vinaigre.

    « Ta mère ne t’a pas obligée à regarder le film »
    « Ouais mais elle insiste »
    « Parce que tes arguments sont un peu faibles, c’est tout »
    « C’est plutôt une question de goût qu’une question d’arguments »
    tempéra encore William.

    Généralement à table, c’était toujours le même scenario justement. Alicia et Casey abordaient tout un tas de sujets et la plus part du temps, finissaient par s’accrocher sur un détail. William intervenait de temps en temps dans les débats mais la plus part du temps il intervenait surtout au moment où l’ambiance entre les deux femmes de la famille devenait trop électrique. Pendant ce temps, Joshua triturait le contenu de son assiette dans un silence qui suppurait l’ennui.

    « Oh bref, moi je disais juste ça pour elle, parce que ce sont de grands classiques et que ça pourrait lui être utile. Juste pour savoir comment ils s’y prenaient à l’époque. C’est tout »
    « Bah on verra oui, p’tètre un jour »
    soupira Casey avant d’enfourner une bonne louchée de salade, plus pour avoir une excuse au silence que par faim, il en était sûr.

    Alicia s’apprêtait à répondre à nouveau lorsque des coups secs sur la porte d’entrée les firent sursauter tous les quatre à l’unisson et se figer, fourchettes en l’air…
    William reconnu immédiatement la voix de Lucy et déjà, son alarme interne s’activait. D’un très bref regard lourd de sens échangé avec sa femme, il se leva sans attendre et fonça vers le hall pour ouvrir la porte à la volée.

    Il n’y avait pas grand-chose qui puisse pousser Lucinda Redd à venir faire scandale sur son pallier, et les sujets en questions étaient dangereux et tabous, tous autant qu’ils étaient. C’est pour cela qu’une fois au dehors, il s’empressa immédiatement de refermer derrière lui pour éviter que les jumeaux n’entendent quoi que ce soit. Cela fait, il posa une main ferme dans le dos de la ménagère pour l’entrainer en direction de la petite dépendance en préfabriqué qui lui servait de bureau.

    « Quel vent t’amène Lucinda ? » lança-t-il, sur un ton calme et ferme, mais qui laissait plutôt entendre ‘quelle mouche te pique ?’.

    Elle ne lui répondit pas tout de suite et se dégagea vivement de la main toujours posée dans son dos. Avant même qu’elle n’ait pu ouvrir la bouche pour déverser le fiel qui semblait lui remplir la gorge, il braqua un index sévère dans sa direction.

    « Ne crie pas… ici » articula-t-il le plus distinctement possible, presque comme un avertissement.
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MessageSujet: Re: 07. What a man ego brings on other people [Lucinda & William]   Lun 20 Aoû 2012, 09:22

L’idée première de Lucinda était de planter ses deux belles rangées de dents blanches dans la chair de William et de le défigurer comme l’était actuellement son ami, beau frère et employeur à titre plus ou moins officieux. Elle voulait enfoncer ses deux pouces dans les orbites du maire jusqu’à les entendre tomber au font de sa boite crânienne dans un bruit spongieux. Parce que sa boite crânienne était vide de toute manière ! Elle devait forcément l’être pour qu’il ait été assez stupide pour se croire à l’abri du regard de Nathaniel Wilmott Redd !
Mais au lieu de cela, elle se contenta d’un soufflet. Sa main claqua distinctement sur la joue du maire qui l’avait trainée comme une malpropre à l’écart de sa petite maison bien tranquille.
Celle-ci, il ne l’avait pas vue venir. Que voyait-il venir cet aveugle imbécile qui se croyait borgne de toute manière ? Rien ! il était bien trop arrogant !
Lucinda tira en tout cas une grande fierté de son geste et savoura la surprise qui se peignait sur le visage qui resterait marqué pour les prochaines minutes du maire. Elle aurait pu sourire de plaisir si sa colère n’avait pas été si forte.

« Je crierai si l’envie m’en prends, William. Et je te frapperai de nouveau si ma main se met à me démanger » le prévint-elle avidement mais d’un ton pourtant aussi bas que celui qu’il avait utilisé, lui présentant la main qui l’avait corrigé un instant plus tôt « Tu oses me demander quel vent m’amène à ta porte ? »

Elle le toisa un instant aux ongles impeccables à présent sur ses hanches, mais puisque William ne paressait pas connaitre la nature de ses colères, elle décida d’enfin éclairer ses lanternes.

« J’ai été portée par le courant d’air que tu as provoqué, William ! Un courant d’air que tu as provoqué en ouvrant les mauvaises portes et il va faire des dégâts ! Il a déjà commencé son œuvre et laisse-moi te dire que tu auras le plus grand mal à le stopper ! Ce genre de porte une fois ouverte est loin d’être évidente à refermer ! »

Elle ne comptait lui faciliter la tâche d’aucune manière, pas même en s’exprimant clairement. Elle ignorait si c’était la gifle ou cette manière détournée de parler qui agaçait le plus William et très franchement, n’en avait cure.
Elle pointa un index menaçant dans sa direction, ses yeux clairs lançant des éclairs.

« Tu as commis une erreur en essayant d’agir dans son dos William et je vais m’assurer qu’à l’avenir, ce soit toi et toi seul qui la paie ! A quoi t’attendais-tu enfin ? »
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MessageSujet: Re: 07. What a man ego brings on other people [Lucinda & William]   Mar 21 Aoû 2012, 04:50

    Stupide petite sotte ! Si l’un des jumeaux avait vu cela par la fenêtre il était bon pour l’interrogatoire ! Foutus Redd, par sang ou par mariage, la bêtise n’en n’avait décidément épargné aucun. Plus que jamais il abhorrait cette famille et leur affligeante manie de la main leste. Frapper, c’est tout c’qu’ils connaissaient. Frapper, toujours frapper. Il trouvait cela pitoyable. Et en même temps, ce genre de comportement lui donnait des envies de violence lui aussi. C’est tout c’qu’ils inspiraient : la violence. Sauf qu’au contraire de ces animaux, il savait se contrôler, il savait juguler ses pulsions et faire taire la colère. Il avait ce qui manquait aux Redd : le contrôle de soi. A force d’obéir à ses seules pulsions on en devenait un animal, et c’est ainsi que lui apparaissait la correcte et puritaine petite Lucinda pour le coup : une chienne qui montre les crocs.

    Quelle mouche la piquait bon sang ?! De quoi parlait-elle ? Il avait presque envie de n’même pas lui poser la question et de l’envoyer au Diable avec ses stupides histoires de vent et de porte ! Il y a quelques secondes encore il aurait été enclin à la discussion mais là, cette gifle venait de lui ôter toute envie de faire le moindre effort de communication, le moindre pas vers un dialogue sensé.

    « Ma chère Lucy, je n’pense pas que tu puisses être portée par le moindre courant d’air » articula-t-il en la regardant bien en face, ses petits yeux délavés plantés tels deux glaives dans ceux de la grande rousse « Tu es beaucoup trop LOURDE pour cela ! »

    Puis se reculant d’un pas, sa joue picotant encore à cause de la claque, il désigna la porte de son bureau à quelques mètres de là.

    « Toi qui aime tant les images abstraites et totalement hasardeuse qui parlent de portes, je te conseil de prendre celle-là rapidement, de t’assoir comme la personne civilisée que tu peux êtres quand l’envie t’en prend, et de m’expliquer de quel vent tu parles » débita-t-il avec toute la sévérité dont il était capable « Et si, par malheur tu me frappe encore Lucinda, … moi-même je ne frappe pas les femmes, mais j’ai trois chiens qui se fichent de la galanterie, est-ce que tu m’suis ? »

    Elle avait intérêt.
    Sans attendre sa réponse, le Maire tourna les talons pour se diriger lui-même vers son bureau, en ouvrir la porte en grand qui vint claquer contre le mur à l’intérieur, avant de lui faire signe d’entrer, ses yeux lançant des éclairs glacés de colère.

    Il n’avait pas encore réellement eut le temps de s’interroger à propos de ses paroles et ne le faisait que maintenant. Elle n’avait clairement cité personne mais son ‘il’ mystérieux devait être son très cher mari, à n’en pas douter. Et ce qu’il avait fait dans son dos du coup, n’était pas bien difficile à deviner. Restait à voir ce qui s’était passé pour la rendre folle de rage à ce point, et il entendait bien le découvrir, mais sans débordement idiot et sans gifle, si possible…
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MessageSujet: Re: 07. What a man ego brings on other people [Lucinda & William]   Mar 21 Aoû 2012, 13:59

Il se permettait de la moquer. Avec tous les forfaits dont il s’était pourtant rendu coupable, William Ferguson se permettait encore de plaisanter, de faire preuve de cynisme et de se montrer méprisant à son égard ? Pourquoi aucun de ses concitoyens n’était là pour assister à ce genre de démonstration d’ignominie, à quelques mois de sa prochaine campagne électorale ? Partout au village, il était considéré comme un homme bon et juste, peut-être un peu trop réservé, mais l’excuse qu’il était simplement un homme observateur et réfléchi était alors toute trouvée pour le défendre. Il était simplement hypocrite et manipulateur. Comme elle et son époux, mais ils s’assumaient bien plus que le maire et sa précieuse et soi-disant dévouée épouse.
Un homme innocent avait subi les retombées des décisions de William et il n’ne avait cure. Et qu’il ne soit pas encore au courant ne rendait pas la chose moins grave : il savait ce qu’il provoquerait en agissant ainsi. Il DEVAIT le savoir !

Une fois son petit discours terminé, ravalant sa bile, la rouquine lui emboita le pas dans son bureau, sans avoir décoléré. Ses menaces ne prenaient pas avec elle et, si jamais William lui envoyait ses chiens peu galants comme il le disait si bien lui-même, elle n’hésiterait pas une seule seconde à porter plainte auprès de son frère. Et lorsque ce dernier les aurait fait abattre tous trois, elle se chargerait de punir William à sa façon. Elle imaginait la scène d’ici : William tentant de raisonner en vain Declan, son vieil ami venu avec un Clyde encore défiguré pour récupérer les trois bêtes et en fond, Casey hurlant, se débattant et pleurant dans les bras de son jumeaux qui tentait de l’apaiser, sous le regard grave de cette sale trainée d’Alicia.
D’ailleurs, l’image était si délicieuse que Lucinda décida d’en faire quelque chose. L’idée de les punir tous autant qu’ils étaient germait déjà en elle à cet instant et, s’il l’ignorait encore, le fermier venait en fait tout simplement de signer l’arrêt de mort de ses trois cabots...
Car Lucinda Redd ne faisait jamais de menaces en l’air et ses sentences étaient irrévocables.

A présent dans le bureau du maire, son idée bien rangée dans un coin de sa tête, l’épouse de Nathaniel faisait face à William, les poings serrés et ses ongles coupés courts s’enfonçant dans ses paumes.

« Ne joue pas avec mes nerfs William et n’essaie surtout pas d’inverser les rôles ! Le monstre ici, l’imbécile cruel : c’est toi et toi seul ! » l’apostropha-t-elle, en pointant un index menaçant dans sa direction à nouveau « Tu es responsable de tout ce qui découlera de cette petite réunion secrètes que tu as tenu dans l’ancienne maison des Black ! »

William ne parut pas surpris le moins du monde par cette annonce et la colère de la rousse doubla encore.

« Croyais-tu vraiment que mon mari ne découvrirait pas ce que tu trafiquais ? Il sait TOUT ce qui se passe dans ce village ! Grayson n’a AUCUN secret pour lui, William ! »

Elle le jalousait très fréquemment pour cela d’ailleurs… C’était péché que de convoiter autrui bien entendu, mais Lucinda était une pécheresse et ne s’en était jamais cachée.

« Tu l’as ÉNERVÉ ! » lui cria-t-elle, à bout de nerfs.

Mais ça non plus, ça ne paraissait pas beaucoup l'affecter. Il n'en était pas au point de sourire et de se délecter de cette révélation, mais pas loin... Elle le sentait.

« As-tu vu le frère de mon époux dernièrement, William ? N'as-tu pas trouvé étrange qu'il ne se présente pas au pique-nique ? L'as-tu revu depuis ce fameux soir où vous l'avez convié à votre petite partouse, mh ? »

Enfin, le doute parut se peindre sur le visage du maire.
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MessageSujet: Re: 07. What a man ego brings on other people [Lucinda & William]   Jeu 23 Aoû 2012, 21:00

    Le problème avec Lucinda, c’était cette étrange grandiloquence dont elle pouvait faire preuve parfois qui, allié à ses manies de grenouille de bénitier, lui donnait des airs de dramaturge tout droit sortie d’une tragédie antique. Il en était presque compliqué de la prendre au sérieux et il devenait surtout compliqué, du moins lors d’une situation telle que celle-ci, de garder son calme et le contrôle de ses nerfs. Pourtant, si William pouvait conserver son sang froid devant les Donnelly et même devant Nathaniel, ça n’était pas la cadette Spelling qui allait lui faire perdre les pédales, même s’il ne rêvait que d’une chose : l’attraper par le col de son chemisier et la mettre proprement dehors en lui signifiant que tout compte fait, elle pouvait reprendre la porte dans l’autre sens et qu’il avait changé d’avis.

    Quoi qu’il en soit, et il avait déjà commencé à le subodoré, c’était la réunion secrète qu’il avait tenu le soir de la fausse disparition de Julie qui l’amenait. Une réunion à laquelle trois des quatre Redd n’avaient pas été conviés, et il commençait à regretter amèrement d’avoir fait une exception pour le quatrième car plus il écoutait la rouquine plus il était amène de déterminer d’où provenait la fuite. D’un autre côté, quelle différence cela pouvait-il bien faire que Nathaniel soit au courant, ou que Nathaniel soit énervé, comme l’affirmait Lucy avec tant d’emphase ? Il y a peu, il avait choisi son camp, ou plutôt, s’en était créé un à lui, qui excluait les Redd, et même si les choses promettaient de se corser à l’avenir il ne le regrettait pas un seul instant.

    Il y avait une chose pour laquelle Lucinda disait vrai c’est qu’il était bien compliqué de cacher quoi que ce soit à cette fichue fouine de Nathaniel. Son nez crochu trainait partout et ses grandes oreilles décollées aussi. Alors à quoi bon essayer de tenir tout cela secret ? S’il était au courant, eh bien tant pis. William s’était préparé à cette éventualité et cela n’entachait pas sa motivation. C’était Nathaniel qui lui avait déclaré une guerre ouverte, et l’indignation de Lucy ne lui faisait ni chaud ni froid. Par contre, il était vrai qu’il n’avait pas vu le vétérinaire errer d’un air penaud la veille lors du pique-nique, et cette information le fit tiquer et plisser ses yeux d’un bleu perçant. Croisant les bras sur sa poitrine une fois la porte refermée, il prit une courte inspiration avant de répondre :

    « Non je n’ai pas vu Clyde lors du pique-nique, et oui, maintenant que tu le dis c’est étrange ! Et comme tu semble adorer ménager ton impitoyable suspense Lucy : laisse-moi deviner les raisons de son absence. Nathaniel à découvert que Clyde avait participé à cette réunion et comme ton très cher époux ne connait que la violence, il lui a infligé une correction pour le punir. Est-ce que j’ai visé juste ? Evidemment que je vise juste puisque ton cher et tendre est une ordure de la pire espèce. Après tout, pourquoi m’étonnerais-je ? Il a récemment essayé de faire brûler vif mon fils, alors frapper son propre frère, c’est presque un détail. Surtout lorsque l’on se souvient des ‘circonstances étranges’ qui coutèrent la vie à ses parents… tu n’es tout de même pas entrain d’espérer que je me sente coupable j’espère ? Nathaniel est bon a enfermer, qu’est-ce que j’y peux moi ? A part l’évincer de nos réunions, je l’ignore ! »
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MessageSujet: Re: 07. What a man ego brings on other people [Lucinda & William]   Jeu 23 Aoû 2012, 21:45

Il ne manquait pas de toupet ! Comment pouvait-il prendre toute cette situation avec tant de légèreté, pendant que Clyde souffrait le martyr et était contraint de se terrer chez lui ? Il était établi depuis fort longtemps que Nathaniel n’avait aucun cœur et qu’il était un être abjecte –William n’avait même pas idée à quel point- mais il ne s’en était jamais caché auprès de ses comparses. Le maire, lui, avait laissé croire à tous qu’il était un fervent défenseur des faibles et opprimés, se donnait l’air d’avoir une conscience alors qu’il était clairement aussi froid et calculateur que son époux.
Lucinda en eut le souffle coupé et l’espace d’une seconde, elle crut que jamais elle ne serait capable de reprendre la parole, tant celles de William l’avait sidérée. Ce détachement, cet air méprisant, ce déni de sa responsabilité dans cette affaire dont il était pourtant l’instigateur… Innommable.
Mais le souvenir du visage larmoyant et si abîmé de Clyde fut une pensée suffisante pour délier sa langue et son esprit momentanément engourdi par la surprise. Son regard clair se fit de nouveau coléreux et son air offusqué fut remplacé par ce bon vieux masque de furie.

« Qui es-tu pour décider de qui a droit ou non de participer à ces réunions au juste ? Tu n’es rien d’autre qu’un amas de poussière articulé, brassant de l’air à la surface de cette planète pourrie jusqu’à son noyau et j’aime autant te dire que j’ai déjà hâte d’entendre un prêtre nous apprendre que tu es né poussière et redeviendra poussière, William » cracha-t-elle avec dégoût, le regard brillant d’un feu ardent inébranlable « Toi et les lâches desquels tu t’entours, et parmi lesquels j’ai honte de compter mon frère, sont toujours bien content de pouvoir se tourner vers Nathaniel et moi lorsqu’il s’agit d’exécuter les sales besognes à votre place ! C’est ce qui te permet de dormir une fois la nuit tombée ? C’est la pensée qu’un autre que toi se charge de tout cela qui te permet de prendre mon mari de haut et de le traiter d'assassin et de monstre ? Honte sur toi, William Ferguson ! Honte à ta famille si condescendante ! » lui hurla la rouquine en le bousculant sans ménagement

Elle sentait que William luttait à présent pour ne pas la bousculer en retour, lui rendre coup pour coup.

« Et je te prierai de ne pas accuser mon mari de toutes tes maux ! Il n’a jamais fait le moindre mal à ton fils ! Cette porte n’avait pas de VERROU, William et pourtant Joshua s’est retrouvé ENFERME à l’intérieur ! Ce n’est pas arrivé à Nathaniel, ce n’est pas arrivé à un de ses proches, ça t’es arrivé à TOI ! C’est arrivé à TA famille, mais te remettre en question t’es impossible ! Ton arrogance n’a d’égal que ta stupidité ! L'arrogance des hommes sera abattue, ceux qui s'élèvent seront abaissés, livre du prophète ! » récita-t-elle avec grandiloquence, consciente que son discours ne pénétrait pas la maudite caboche de son interlocuteur vaniteux.

Mais elle savait. Elle savait que l’arrogance précédait la ruine et l’orgueil a chute. Mais quel règne venait de se terminer ? Celui de Nathaniel ou de William… Qui chutait en ce moment ?

« Ce que Nathaniel a fait à Clyde » inutile de préciser qu’en réalité, c’était Logan qui avait distribué les coups, du moins pas pour l’instant « est entièrement ta faute, William ! Tu l’as entrainé dans cette histoire et veux à présent t’en laver les mains comme le lâche que tu es ? Clyde s’est laissé aveugler, il a eu le malheur de te faire confiance et à présent, ses yeux lui font trop mal pour pleurer ses larmes de honte ! Et tu ne vas même pas t’excuser ? Tu n’éprouves aucun remord ? » le questionna Lucinda, écarquillant les yeux avec aberration, avant de les plisser d’un air menaçant « Eh bien laisse-moi te dire que je ne vais pas te laisser t’en tirer à si bon compte… Tu ramperas devant Clyde pour implorer son pardon et le mien pour m’avoir traitée avec si peu de respect avant la prochaine pleine lune… »
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MessageSujet: Re: 07. What a man ego brings on other people [Lucinda & William]   Mar 28 Aoû 2012, 02:50

    Bla… bla… bla. Ce n’était pas ce qu’il entendait mais c’est tout ce que l’interminable discours de sa très chère voisine lui inspirait. Elle pouvait bien l’accuser de brasser de l’air, mais ses sermons ne valaient guère mieux. Du vent, rien de plus. Chaque fois qu’il l’entendait prononcer le mot ‘poussière’, ou toute autre référence religieuse d’ailleurs, il n’avait qu’une envie, c’était de pousser un interminable soupir et de lever les yeux au ciel pour justement prier Dieu de le débarrasser de cette folle hystérique. Il l’aurait volontiers fait lui-même et sans intervention divine aucune, mais il doutait que mettre Lucinda dehors soit assez. Elle reviendrait à la charge et ne lâcherait pas l’affaire tant qu’elle ne l’aurait pas décidé. Elle était comme ces Jack Russel hargneux et inépuisable.

    La laissant palabrer avec emphase, il prit tout de même soin d’afficher une moue terne qui traduisait parfaitement son ennui et son détachement lassé vis-à-vis de ses paroles. Croisant les bras sur sa poitrine, il étouffa un très bref soupir, la laissant déverser tout son fiel et sa haine comme bon lui semblait. Il songeait que peut-être, s’il lui laissait l’occasion de vider son sac une bonne fois pour toute, elle finirait par se lasser et par partir. Son agacement lui donnait plus d’aplomb que d’habitude de toute manière et il n’était plus très loin de perdre un peu de ce sang froid légendaire qu’on lui prêtait. Il avait bien envie de l’envoyer vertement sur les roses et de lui déballer sa rancœur lui aussi, puisque c’est là qu’ils en étaient rendus, mais ce genre de comportement se rapprochait trop de celui des Redd pour qui n’admette s’y abaisser. Pas encore du moins. Il lui fallait plus qu’une ménagère aux joues rouges qui cite la bible pour perdre les pédales.

    En attendant, la voilà qui lui parlait d’arrogance et de prophète, et surtout, voilà qu’on ramenait une fois de plus cette histoire de satané verrou sur le tapis. Était-ce Lui qui avait laissé le mégot de cigarette sur place également ? Non, c’était fort peu probable… ce fichu mégot retrouvé par les autorités prouvait bien l’intervention humaine dans cette histoire d’incendie, et la culpabilité de Nathaniel ne faisait aucune doute pour lui. Il ne niait cependant pas une intervention plus… mystique. Mais que pouvait-il faire contre cela ? Pour l’instant encore rien, et justement, c’était là son but, trouver un moyen d’agir contre l’Invisible qui régissait leurs vies à tous. Mais ça, il ne comptait pas en faire part à cette mégère.

    « La prochaine pleine lune, … vraiment ? »

    La prochaine pleine lune...
    Ridicule.
    Ce n’était pas réellement une question, plutôt… une preuve qu’il était tout bonnement inutile de discuter avec ce petit bout de femme. Elle vivait sur ce qui semblait être une autre planète que la sienne, et bon sang, c’était tant mieux.

    « D’accord... » admit-il « D’accord ! »

    Puisqu’il ne pouvait argumenter, défendre son point de vue, il ne lui restait plus beaucoup d’autres solutions pour tarir ce problème aux cheveux de feu.

    « Mettons que je te présente mes excuses, là ici et maintenant, et que je me rende chez Clyde pour les lui présenter aussi… »

    Il haussa ensuite les sourcils en une question muette. Il attendait maintenant qu’elle lui réplique que ses excuses ne seraient pas valables, car non sincères.
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MessageSujet: Re: 07. What a man ego brings on other people [Lucinda & William]   Mar 28 Aoû 2012, 12:35

Le mépris. Encore et toujours, sa réponse était le mépris et il la regardait comme si elle n’était qu’une vulgaire punaise contrariante. N’étaient-ils pas tous uniquement cela pour Monsieur le Maire de Grayson ? N’était-il pas au-dessus d’eux, supérieur grâce à ce maudit titre ?
Bambin déjà, s’il n’était pas de ceux qui la traitaient de sorcière, il n’avait jamais non plus été là pour la défendre malgré l’amitié qu’il partageait avec son propre frère. D’ailleurs, elle avait toujours pu lire ce même dédain agaçant dans ses yeux glacials, ce regard plein de jugement qui se posait en douce sur elle et qui lui disait déjà à l’époque : je ne t’aime pas et, si je ne te jette pas la première pierre, attends-toi à me voir envoyer la dernière, celle qui t’achèvera.
Petite, elle avait souvent fait ce cauchemar affreux où tous les gamins s’en prenaient à elle, la battaient, lui crachait dessus, la touchait à des endroits intimes en la traitant de sorcière et de folle, et chaque fois, la dernière paire d’yeux à se porter au-dessus de son corps meurtri et mourant était celle de William. Ces yeux bleus, intransigeants à l’éclat cruel…

« Oh vas-y, William, présente-moi tes excuses que je me mouche dedans ou me torche avec ! » cracha-t-elle avec rancœur « Je n’ai que faire des tes fausses excuses et Clyde ne saurait pas quoi en faire non plus ! Il te sera inutile également d’aller les présenter à tous ces malades devants lesquelles le seul médecin de notre village n’ose plus se présenter et n’osera plus le faire tant que son visage n’aura pas retrouvé un aspect humain ! Mais quelques électeurs de moins, au fond, qu’est-ce que ça change pour toi ? De toute façon, tu es le seul à te présenter chaque année ! Quel fierté tu dois éprouver en remportant ces élections, William » ironisa Lucinda en lui renvoyant son expression suffisante avec délectation

Elle espérait qu’au moins cet argument aurait un impact sur l’arrogance du maire. Pas la partie sur les élections mais celle à propos des patients fragilisés par la vague de chaleur qui pâtiraient sans nul doute de son absence à leurs côtés. La seule personne plus ou moins qualifiée pour le remplacer, c’était elle qui l’assistait maintenant depuis des années, et Lucinda ferait son travail correctement jusqu’au retour de Clyde. Mais pas seulement pour le bien de sa communauté… Elle comptait bien glisser à chaque patient un mot sur l’attitude de leur maire.

« Tu veux savoir ce que j’attends de toi William ? » enchaina-t-elle sans attendre la moindre réponse de sa part « Absolument rien ! Tu n’es qu’un rustre bouffi d’arrogance qui causera notre perte à tous ! Le mieux que tu puisses faire à présent, c’est te retirer et arrêter les dégâts MAINTENANT ! Tu crois que personne ne remarque ton petit manège avec les Donnelly ? Tu nous crois stupides et aveugles ? Ton plan de t’allier avec eux pour mieux les faire partir ne prend pas avec moi… Je ne sais pas encore exactement ce que tu prévois de faire, mais je sais que ce n’est pas dans notre intérêt. Tu n’es qu’un égoïste et ton attitude actuelle le prouve ! Tu ne penses qu’à ton propre bien-être et si tu penses sincèrement que tes agissements seront bénéfiques à notre communauté, alors Dieu ait pitié de nos âmes et de la tienne plus particulièrement… »
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MessageSujet: Re: 07. What a man ego brings on other people [Lucinda & William]   Jeu 30 Aoû 2012, 20:07

    Tellement prévisible qu’il en était presque désolé. Quoi qu’il dise et quoi qu’il fasse, Lucinda avait décrété qu’il aurait le mauvais rôle, alors à quoi bon se fatiguer à argumenter avec elle ? C’était idiot et stérile, et il n’avait pas une seconde à consacrer à ce genre d’échange. Puisque la rouquine aimait tant les allégories religieuses, pour William elle était l’une des âmes perdues de Grayson. Une âme damnée. Certains l’étaient par manque de clairvoyance et d’intelligence, et d’autres avaient simplement en eux quelque chose de profondément corrompu. Comme marqué au fer rouge à la naissance. C’était inné. Nathaniel en était le plus bel exemple, mais il n’était pas le seul dans ce cas et William commençait à réellement le comprendre, et aussi, a réellement pouvoir différencier les moutons égarés des loups enragés.

    L’allusion aux élections le contraria quelque peu. Non pas parce que la jeune femme faisait mouche avec ses arguments, mais plutôt le contraire. Elle se trouvait à des kilomètres de la plaque et chacun de ses mots l’en éloignait encore. Il était vrai qu’il accordait beaucoup d’importance à son statut de Maire, ou tout du moins tentait de remplir ses fonctions du mieux qu’il pouvait. Mais il n’en n’avait jamais tiré aucune satisfaction excessive, n’avait jamais été un gros cou, n’avait jamais profité de sa situation. A l’entendre l’orgueil l’étouffait pourtant. Il avait farouchement envie de nier et de contrer ses arguments, mais n’en fit rien. Encore une fois, quelle utilité ? Elle n’écoutait qu’elle-même. Le fait est que cela restait frustrant, surtout lorsqu’elle tentait de le culpabiliser en évoquant les malades de Grayson.

    Constatant qu’elle avait enfin terminé son insupportable monologue, il laissa passer quelques brèves secondes de silence appréciable, avant de reprendre la parole d’un ton calme :

    « L’unique moment où tu n’étais pas complètement dans le faux Lucy, c’est lorsque tu as affirmés que je vous croyais stupides et aveugles. Pense ce que tu veux, juge-moi arrogant si cela te chante. Personnellement, je pense surtout que tu es jalouse que les Ferguson tiennent un rôle plus important que ton très vénéré mari qui est si fort, si omnipotent à t’entendre. Car tenir un rôle, c’est exactement cela qu’on fait après tout. Je ne vois pas quelle fierté il y aurait à en retirer, mais encore une fois ce que tu pense ne m’importe pas. N m’importe plus, du moins. Il va falloir que vous vous y fassiez. J’ai pris un chemin différent du vôtre. J’en ai assez de cette pièce de théâtre. Si tu veux te présenter aux prochaines élections, je t’en prie » lança-t-il d’un ton dégagé.
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MessageSujet: Re: 07. What a man ego brings on other people [Lucinda & William]   Ven 31 Aoû 2012, 13:48

Jalouse, elle ? Comment pourrait-elle décemment être jalouse d’un tel énergumène et d’une telle vie basée sur le paraitre et les menteries ? William était bouffi d’arrogance, menteur, manipulateur et avait un fond mauvais, tout comme son épouse décorative. Il se délectait du malheur des autres qu’il méprisait ouvertement et c’était une attitude détestable venant d’un homme qui se disait, se pensait, altruiste et bienveillant. Lui qui soutenait vouloir faire le bien et révolutionner les choses dans leur village.
Elle aussi était fausse bien entendu et s’était créée une image de bonne voisine serviable, mais au fond, si elle supportait toute cette mascarade c’était parce que Lucinda aimait réellement dépenser son énergie en servant sa communauté. Plus important encore : elle avait conscience de la frontière lorsqu’elle la dépassait et savait à quel moment elle jouait la comédie.
William n’avait visiblement aucune idée de l’ordure qu’il était en réalité.

Une ordure misérable que son mari serait capable d’écraser comme une vulgaire punaise. Elle veillerait à ce qu’il le fasse à présent.
Lucinda lui avait toujours tenu la bride et avait jusque là fait son maximum pour tempérer les choses, maintenir l’équilibre précaire entre les deux familles. Car oui, il y avait toujours eu une rivalité entre Redd et Ferguson, ce n’était pas nouveau.
Mais à présent, elle laisserait carte blanche à Nathaniel et comptait même intervenir en personne et faire basculer la balance dans le sens qui lui plaisait : le sien. William allait se mordre les doigts de l’avoir traitée de cette manière, d’avoir pris l’annonce du passage à tabac de Clyde avec tant de désinvolture.

Un sourire mauvais et coléreux éclaira le visage couvert de tâches de rousseurs de la trentenaire.

« Contrairement à toi, je n’aime pas être sous les feux des projecteurs, mais Nathaniel aime ça lui… » répondit-elle, carnassière « Tu as pris un autre chemin ? Grand bien te fasse, mon cher William. Je te souhaite de t’y égarer et de te faire bouffer par une bande de chien galeux. Et ce sera un sort bien plaisant par rapport à ce que Lui aura en réserve pour toi… Parce que tu n’es pas sans savoir qu’il sait déjà ce que tu manigances… Peut-être même que ce n'est pas l'arrivée des Donnelly qui provoque toutes ces catastrophes, mais ta traitrise. Je serai toi, je garderai un œil derrière la tête et un autre sur ma progéniture… »

Et sans épiloguer d’avantage, partagée entre l’exaltation et la furie, Lucinda se détourna et quitta le bureau du maire en laissant la porte ouverte sur son passage. La claquer la démangeait mais lui montrer qu’il l’avait mise hors d’elle ne servirait pas vraiment ses plans. C’était la peur qu’elle avait tout du long souhaité provoquer en lui, l’angoisse et le remord, et non le mépris. Mais il s’était laissé aveugler par son orgueil et avait choisi de la moquer…
Il allait le payer à présent. Le prix fort.
Elle y veillerait.
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07. What a man ego brings on other people [Lucinda & William]

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