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ROAD TO SALVATION FERME SES PORTES APRES TROIS ANS D'AVENTURE ! N'oubliez pas de vous joindre à nous pour l'après-midi chatbox dimanche 18 novembre à partir de 13h ! svp et d'y laisser un commentaire de préférence.

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 02. I want to ride my bicycle, I want to ride it were I like [Casey & David]

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MessageSujet: 02. I want to ride my bicycle, I want to ride it were I like [Casey & David]   Jeu 29 Avr 2010, 01:40

    Le souffle court, les yeux verts de la jeune fille étaient braqués sur la cime des arbres qui se découpaient dans un ciel d’un bleu tranchant. Le cœur battant toujours la chamade, Casey se remettait doucement de son choc.
    Elle était allongée sur le dos et de tout son long dans un lit de feuilles mortes, comme c’était bien souvent le cas lors d’une chute à vélo dans un bois…
    Déglutissant péniblement, et laissant par la même occasion échapper un soupir dense, la jeune femme consentit enfin à amorcer un mouvement.
    Elle souleva d’abord la tête pour jeter aux alentours un regard un peu interloqué, puis, dans un grognement d’effort et de douleur mêlés, elle se redressa en position assise.
    Grimaçant silencieusement, l’adolescente observa ses deux coudes d’un peu plus près.
    Le soleil resplendissant l’avait dissuadée d’enfiler la moindre blouse à manches longues ou le moindre gilet, elle en serait sans doute morte de chaud. Et ses bras nus avaient donc sacrément morflés dans la chute. De longues éraflures bénignes barraient ses avant bras, ses coudes par contre, commençaient déjà à laisser échapper un mince filet de sang.
    Pareil pour son genou droit qui n’avait pas été plus à l’abri puisqu’elle portait une jupe.

    Et maintenant qu’elle avait terminé de constaté les dégâts corporels, elle pouvait adresser un regard meurtrier à l’instrument du mal qui l’avait mise dans cet état.
    Son vélo.

    La chaîne de ce gros déchet avait déraillé et elle avait perdu le contrôle. Evidemment, il avait fallu qu’un énorme caillou se trouve en plein milieu du chemin, à ce moment précis.
    Et bien entendu, pour couronner le tout, le panier avant du deux-roues avait laissé échapper tout son contenu et les achats qu’elle avait effectués à l’épicerie et au drugstore s’étaient éparpillés un peu partout.
    La cerise sur le gâteau, c’était que son vélo avait continué sa course et était allé se fourré tout en bas du petit fossé qui bordait le chemin de terre. Comme ces stupides poulets à qui on coupe la tête et qui continuent de courir ! Pour le coup, c’était elle, la tête qu’on avait odieusement coupée.
    Dire qu’elle était passée par là pour gagner du temps ! La bonne blague !
    C’était toujours le même cinéma. La même guigne qui ne la quittait pas.

    Dans un nouveau soupir, la jeune fille se remit debout. Ses jambes étaient encore tremblantes et l’émotion forte qu’elle avait ressentit durant sa chute n’arrangeait rien.
    D’une main toute aussi tremblante, Casey épousseta ses vêtements chiffonnés par la chute. Elle ôta la terre qui maculait ses jambes et décolla une feuille morte de la plaie qui lui barrait le genou, une grimace de dégoût venant froncer son nez retroussé.
    Pour finir, elle secoua la tête pour que les brindilles et autres moussus et insectes étranges ne disparaissent de ses longs cheveux châtains.
    Elle n’avait jamais eut trop peur des insectes, du moment qu’ils ne se baladaient pas impunément sur elle. Heureusement ça n’avait pas l’air d’être le cas, c’était bien sa seule chance du moment.

    D’un pas mal assuré, Casey s’approcha de la pente où avait été se fourrer son vélo. Celui-ci l’attendait bien sagement, sa roue avant, légèrement surélevée, tournant encore au ralentit.

    « Et merde » laissa-t-elle échapper, ses épaules s’affaissant à la vue de ce spectacle des plus décourageant.

    Elle lança un regard alentour, ôtant de son visage quelques mèches de cheveux, puis se laissa doucement glisser sur la petite pente recouverte de cailloux et de feuilles en décomposition.
    Après quelques secondes, la jeune fille atteignit la bicyclette. De sa main fine, elle agrippa le guidon pour tenter de remonter l’engin.
    Et c’était assez utopique en vérité. Ces satanées feuilles la faisaient glisser sans arrêt et ses meurtrissures raidissaient considérablement ses mouvements.
    De plus, elle n’avait jamais été très musclée et la puissance physique n’était pas vraiment son fort…

    Après quatre essais infructueux, Casey se laissa retomber, les fesses dans la terre sèche qu’elle finissait par mettre à nu de tous ces mouvements inutiles.
    Essuyant quelques perles de sueurs qui venaient poindre sur son front, Casey résista à l’envie de fondre en larme. Pure réflexe d’enfant capricieux, elle n’allait pas se laisser aller à ce point, même si elle en mourait d’envie.
    Non, en fait ce qu’elle mourrait d’envie, c’était de tourner les talons et d’aller appeler son père à la rescousse. Mais comme Joshua le lui faisait souvent remarquer, il était grand temps qu’elle apprenne à se débrouiller seule et à être plus dégourdie.
    Il pouvait bien parler ! Pourtant il avait raison. Et jusque là, ça n’était pas une grande réussite…

    De colère et de frustration, Casey agrippa une poignée de feuille qu’elle lança rageusement vers le vélo. Ca n’eut pas grand effet et les feuilles se posèrent tout délicatement sur l’une des roues du véhicule.
    Une petite larme roula tout de même sur l’une de ses joues, mais elle n’eut pas le temps de s’en vouloir pour ça, des pas se faisaient désormais clairement entendre, pas si loin que ça, sur le chemin.
    Elle allait passer pour une idiote, mais peut-être qu’au moins, elle allait pouvoir obtenir de l’aide.

    « Y’a quelqu’un ? » lança-t-elle d’une voix rendue rauque par sa gorge serrée.
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MessageSujet: Re: 02. I want to ride my bicycle, I want to ride it were I like [Casey & David]   Dim 02 Mai 2010, 09:15

C’était une chaude journée sous un ciel d’un bleu pur et sans nuage orné d’un soleil sur le point d’être étiqueté comme étant de plomb. Une journée telle on n’en voyait jamais dans sa ville natale, sous un vent chaud et si faible que c’en était presque surréel, une journée qui aurait pu être insupportable si cela n’était de la sécheresse de l’air. Le même air qui ondulait juste au dessus des toitures foncées et rendait le travail dans les champs accessible qu’aux gens qui ne reculaient pas devant quelques petites épreuves d’endurance. C’était le lot de David, ou du moins son épreuve habituelle, celle d’avant ces longues discussions avec son employeur sur de ces sujets qu’on croirait inimaginables : la veille déjà le canadien prit part à une autre de ces conversations et il fut convenu que le jour même serait probablement un de ses derniers à la ferme des Ferguson avant un certain moment. Une affaire de quelques jours, mais d’une très grande importance…

Toujours est-il que les pensées de l’homme se bousculaient dans son esprit, se heurtant sans cesse à l’ombre des soucis qui en occupait une grande part, alors qu’il parcourait à pied le long chemin de terre qui traversait le principal bois de Grayson. Sa présence ici alors que le soleil était haut dans le ciel était banale : une des rallonges électriques servant à faire fonctionner quelques outils de la grange était endommagée et, sous les conseils bienveillants de William, Handel prit donc une petite pause bien méritée pour se rendre au centre du village sans son camion en acheter une toute neuve. David cru pouvoir profiter de la fraîcheur de l’ombre le plus qu’il lui était possible en empruntant le chemin qui s’enfonçait dans le bois plutôt que de se risquer à pénétrer dans son véhicule que les rayons de l’astre solaire sur le toit avaient pratiquement transformé en four.


Sa promenade pour aller faire ces courses à l’improviste durait déjà depuis quelques douzaines de minutes dans le calme absolu du bois, la route elle-même et de rares traces de pneu de camion presque invisible sur un sol poussiéreux étant les seuls indicateurs d’une présence humaine dans les parages. Ou du moins ce le fut jusqu’à ce que le regard olivâtre de l’homme perçoive un curieux détail plus loin sur le chemin : c’était plusieurs formes au sol à une quinzaine de mètres devant, là où le fossé sur le bord de la route étaient des plus profonds. Des formes de couleurs peu naturelles que David identifia assez rapidement : par-ci une bouteille de produit de beauté sans aucun doute, par-là ce qui semblait être un produit alimentaire emballé, plus loin divers aliments que l’on pouvait trouver dans toute bonne épicerie… Tous des éléments qu’il ne vit pas lorsqu’il s’était rendu à la ferme le matin même, des éléments qu’on laissa là très récemment.

Curieux, très curieux. Handel plissa les yeux et scruta avec attention les alentours, sa vigilance bien plus sollicitée qu’à l’habitude : il ne pouvait s’empêcher de repenser à certaines révélations qu’on lui avait fait et, même si cela lui paraissait quelque peu excessif, il entendait sans cesse sa conscience lui souffler d’être prudent. Les plantes du sous-bois demeuraient d’une immobilité presque agressive, le bruissement des feuilles sous le vent ne provenait que des plus hautes cimes. L’employé de ferme repris sa marche à pas de loup cette fois, tendu mais pas angoissé comme le serait un citadin dans une forêt menaçante : pour lui cela tenait plutôt de cette prudence de fauve prêt à passer à l’action en un éclair s’il le devait.

Il était maintenant à quelques pas de ce qui semblait être un sac à provision quand il entendit une voix s’élever d’un peu plus bas : « Y’a quelqu’un ? ». David se figea, interloqué et soudainement déserté de son instinct de chasseur du grand Nord : cette voix…


« Casey ? C’est toi ? » Fit-il avec étonnement, hésitant à demi.

Bien sûr que c’était elle : il la connaissait depuis qu’elle était gamine et, malgré le fait qu’il ne la voyait rarement ailleurs que dans le cadre de son travail à la ferme, il pouvait reconnaître parmi mille ce timbre qu’il avait entendu muer en une voix de jeune femme avec les années. Ayant repéré d’emblée la provenance de l’appel, le nordique n’attendit pas la réponse avant d’accéléré le pas pour rejoindre le bord de la route : les items de l’épicerie du coin épars sur la route ne signifiaient rien de positif, surtout couplé au fait que la jeune Ferguson semblait se trouver hors du chemin, chose qui ne collait pas avec ses habitudes.

Arrivé en vue du côté de la route, un étrange spectacle l’accueillit : la jeune femme en tenue estival se trouvait assise sur le sol même de la pente du fossé à coté d’un vélo couché sur son flan tel une bête morte. Son œil avisé repéra tout de suite l’état de la terre –par endroit presque labourée comme si on y eut trainé quelque chose de lourd– ainsi que celle de cette Ferguson qui considérait comme une sympathique cousine. D’abord les petites taches rouges de sang aux coudes et à un genou qui le fit déduire que Casey avait fait une chute en vélo, puis l’humidité dans les grands yeux pâles de la femme qui plongeait Handel dans un certain malaise : il avait surpris une demoiselle avec une larme à l’œil, cela devenait délicat et lui donnait du coup cette impression d’impuissance et d’incompréhension…


« Tu es blessée? »

Il demanda simplement, presque bêtement, debout au bord du fossé comme s’il n’osait pas s’y aventurer tout de suite, troublé par le sentiment qu’il était embarrassant de surprendre quelqu’un dans un tel état émotionnel mais tourmenté pour son envie de porter secours malgré ce malaise.
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MessageSujet: Re: 02. I want to ride my bicycle, I want to ride it were I like [Casey & David]   Mer 05 Mai 2010, 23:07

    Même si l’idée d’avoir l’air plutôt ridicule, ainsi vautrée dans les feuilles mortes du sous bois amassées dans ce fichu ravin, son vieux vélo vautré sur le flanc, la jeune fille était tout de même soulagée.
    Ce chemin n’était que très rarement utiliser, et ce, même par les habitants mêmes de Grayson. Seuls quelques très rares touristes arrivaient à y trouver un semblant d’attrait, et encore…
    Pourtant elle avait eut de la chance sur ce coup-là que David emprunte justement ce chemin. D’accord, elle n’avait pas l’air très fine, ou très maligne, et c’était de Davide que l’on parlait. Pourtant elle préférait tout de même ne pas avoir à laisser toutes ses possessions au milieu du bois pour rentrer bredouille et les mains vides à la ferme.
    Son frère aurait sauté sur l’occasion pour la charrier, et après une chute à vélo, elle n’aurait pas supporté cela en plus. Sauf qu’il n’y avait jamais aucun moyen de faire taire son jumeau lorsqu’il n’avait pas décidé du contraire.

    La petite brune observa l’employé de son père désormais debout, au dessus d’elle.

    « J’ai quelques écorchures qui saignent… mais ça devrait aller » soupira-t-elle en se redressant lentement pour ne pas glisser dans la terre et finir sa course plus bas encore.
    « La… la chaîne du vélo à déraillé… puis j’ai prit un stupide caillou et je me suis étalée » expliqua-t-elle d’un ton sombre en lui tendant la main pour qu’il l’aide à s’extirper de cette situation lamentable.

    Avec l’aide du jeune homme, Casey revint sur le chemin, encore un peu fébrile. Et tandis que David descendait à son tour la petite pente pour se saisir du deux-roues, l’adolescente en profita pour ramasser toutes ses courses rependues sur le chemin terreux.
    Heureusement, aucun contenant ne s’était brisé dans la chute.
    Se faisant, elle jeta plusieurs regards en biais au garçon. Elle n’osait jamais le regarder trop longtemps, de peur qu’il comprenne quelque chose. Elle aurait du s’enterrer vivante quelque part si jamais ça avait été le cas. Elle préférait et de loin l’observer lorsqu’il était occuper à quelque chose d’autre, pour être a peu près sur qu’il ne capte pas ses regards insistants. Elle était bien trop peureuse et trouillarde pour ça. Ca n’était pas le cas pour tout évidemment, mais elle avait toujours été une vraie bille avec les garçons. Surtout si ce garçon était David.

    Et malgré sa mauvaise humeur flagrante, la jeune fille ne put s’empêcher d’être presque amusée par cette idée saugrenue et pourtant imposante du chevalier servant qui débarquait de nulle part pour prêter main forte à la petite princesse en détresse et aux cheveux remplis de feuilles mortes…
    A cette pensée, elle réalisa qu’elle ne devait plus vraiment être des plus présentables, et s’attarda quelques instants, l’un de ses bras chargé d’une bouteille de shampoing et de deux paquets de farine, à remettre quelques mèches de ses cheveux châtains en place, ainsi que sa jupe salie par l’accident.
    Elle continuait d’avoir l’air d’une idiote, mais au moins elle aurait essayé.

    « Si tu as quelque chose à faire, j’peux me débrouiller toute seule » intervint-t-elle finalement tandis que de son côté, David ramenait avec facilité la carcasse sur le plat du chemin caillouteux où voyageaient l’ombre des feuilles ballotée par la légère brise estivale qui venait réchauffer l’air.

    En vérité, elle ne pouvait pas vraiment se débrouiller toute seule bien entendu, elle avait juste pensé que c’était le genre de chose à dire dans ce genre de situation, et que cette affirmation lui donnait l’air moins maladroit et plus débrouillard.
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MessageSujet: Re: 02. I want to ride my bicycle, I want to ride it were I like [Casey & David]   Lun 10 Mai 2010, 21:59

La fille de son employeur se releva avec prudence –à moins que cela ne soit « péniblement » qu’elle se releva plutôt, difficile à dire en une telle situation même si la jeune femme ne semblait pas souffrir particulièrement– et entreprit d’escalader la pente du fossé tout en faisant état des blessures que sa chute lui causa. La voyant à sa portée, tout naturellement au point où cela frôla le réflexe et en se remettant à peine de sa surprise d’une telle rencontre en de tels lieux, David se pencha vers l’avant et tendit la main dans le but d’apporter son aide à la jeune accidentée.


À la mention de l’objet de la chute de Casey, le Nordique y posa brièvement son regard olivâtre pour constater les dégâts apportés au vélo aussi : aux premiers abords, la chaîne n’allait pas pouvoir être replacée du sitôt puisque le dérailleur semblait s’être tordu de quelques dizaine de degrés sous l’effet d’un choc ou d’un autre. Handel reporta son attention sur sa quasi petite cousine et l’aida à grimper la distance qui la séparait du chemin de terre avant de descendre lui-même dans le fossé afin de ramener la bicyclette où il le fallait en vitesse.

Il l’entendit suggérer de la laisser se débrouiller toute seule au moment même où il dressa le petit pied pour maintenir le vélo debout sur le plat du chemin avant de le laisser sur place. Interpelé, David planta son regard sur la jeune femme : avec certains de ses articles achetés en mains, son genoux écorché et –il a pu le vérifier en déplaçant le vélo– son moyen de transport inutilisable jusqu’à ce qu’il soit réparé, l’homme ne pouvait pas même imaginer laisser Casey repartir seule de son côté, même si cela voulait dire retourner sur ses pas jusqu’à la ferme des Ferguson.



« Te débrouiller toute seule ? Allons : c’est la moindre des choses que de te raccompagner à la ferme au moins. Ne le considère pas comme un insulte, mais je préfère m’assurer que tout va pour le mieux jusqu’à ce que tu sois saine et sauve chez toi, et peut-être même jusqu’à ce que ces plaies soient nettoyée. Je ne pourrais jamais seulement retourner à mes affaires comme si rien ne s’était passé et te laisser partir seule. »

Handel répondit à cela d’un ton neutre, bien que un pli marquant son front encadré de cheveux presque noirs signifiait clairement qu’il était soucieux autant pour son amie que de la bienséance. Peut-être un peu plus pour son amie puisqu’il avait encore a l’esprit ses sombres pensées au sujet du boisé et de Grayson eux-mêmes.

Un éclat coloré attirant son attention, David se pencha le temps de saisir un paquet de chips qui trônait à ses pieds pour ensuite le tendre à Casey tout en ajoutant :



« Sans parler que, malheureusement, ton vélo a quelque peu souffert de sa chute et ne pourra pas fonctionner réellement tant que le dérailleur restera ainsi. Je n’ai ni les outils pour le redresser ni les pièces pour le remplacer d’ailleurs, et il te serait un peu difficile de transporter toute seule tes achats tout en poussant le poids mort du vélo. »

Le canadien s’interrompit un court moment : momentanément, le regard de la fille Ferguson lui parut étrange sans qu’il ne puisse se l’expliquer d’une façon ou d’une autre. Il en vint même à se demander l’espace d’une seconde ou deux s’il n’avait pas de la poussière ou une tache de boue ou d’huile au visage : après tout, vu la façon dont elle le fixa brièvement mais avec insistance, il cru que quelque chose devait clocher avec son propre visage. C’est encore quelque peu embrouillé par ce détail qu’il ajouta :

« Et euh… De toute façon ce à quoi j’étais occupé n’est pas vital, une course mineure : ton père comprendra très sûrement la raison de mon absence un peu plus prolongée que prévue. »


[[ooc: désolée du retard de réponse ma petite patate en sucre d'orrge XD]]
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MessageSujet: Re: 02. I want to ride my bicycle, I want to ride it were I like [Casey & David]   Jeu 13 Mai 2010, 02:48

    Casey n’était pas très souvent à la ferme. Elle étudiait dans à l’Université de Kansas City qui se situait à près de 35 minutes de Grayson, lorsque la circulation était fluide. Elle partait donc très tôt le matin pour ne revenir que le soir. Elle passait ensuite le plus clair de son temps à étudier, puis sur son ordinateur, ou avec Suz, sa meilleure amie d’enfance qui vivait à Grayson également.
    C’était encore assez récent, et elle s’apprêtait à terminer sa première année dans ce nouvel endroit.
    Elle passait donc beaucoup moins de temps à l’extérieur, et aux travaux de la ferme, et par conséquent, elle ne croisait plus que rarement l’employé de son père.

    Elle avait toujours eu le béguin pour lui, et cette année d’éloignement partiel n’avait pas été différente. Pourtant, les détails avaient commencés à s’estomper dans sa mémoire. Toutes ces petites choses qui justifiaient ses sentiments à son égard.
    Elle qui aimait plus que tout les histoires, et comme beaucoup d’autres adolescente un peu fleure bleue, mais aussi fleure sauvage, elle aimait les histoires d’amour peu communes, mais qui finissent bien.

    Il n’y avait rien à faire, c’était dans sa façon d’être. David avait ce petit quelque chose d’un peu vieillot, vieux jeu, toujours poli, toujours discret, toujours près a aider, toujours volontaire, toujours calme, le sens du détails et une voix calme s’alliant a un vocabulaire chaste.
    Quand on avait passé son enfance à lire des contes, et, il fallait bien l’avouer, lorsqu’on faisait partie de ces générations Disney, il était normal de comprendre pourquoi l’adolescente s’était très vite entichée de David.
    Son côté sarcastique lui, lui dictait que les raisons de ces sentiments n’étaient qu’un pur transfère du complexe d’Oedipe. David et William, son père, était des hommes assez semblables, aussi bien de carrure que de tempérament. Il y avait aussi des différences bien entendu, pourtant, elles n’étaient pas assez marquées pour faire d’eux des opposés.
    Elle préférait tout de même la version du prince charmant…

    « Quel chevalier servant » commenta-t-elle dans un demi sourire.

    Et elle se rendit bien vite compte de son audace, rougissant violement. Pour camoufler son horrible trouble, et son idiotie congénitale (qui lui venait assurément de sa mère), la jeune fille se détourna vivement, faisant mine de chercher sur le sol l’une ou l’autre chose tombée de son panier à provision durant sa chute. Elle ramassa deux articles encore, puis se redressa, se raclant la gorge avec malaise.
    Levant les yeux au ciel, elle prit une courte mais profonde respiration, pour ensuite refaire face au garçon qui n’avait pas vraiment bougé, se tenant à côté du vélo.

    « Je pense que j’ai tout ce qu’il me faut de mon côté… enfin je veux dire… j’ai tous mes trucs alors… »

    Elle désigna, hésitante, la direction qu’ils devaient maintenant prendre.
    Elle réalisa soudain avec une horreur encore plus grandissante qu’elle ne s’était que rarement retrouvée toute seule avec David, et que les quelques fois ayant précédés n’avaient pas été couronnée de gloire. Elle n’avait pas su quoi lui dire, ni même comment le regarder. Lui, n’était pas un grand bavard, et semblait ne pas être importuné du silence. C’était loin d’être son cas, le silence lui pesait lorsque c’était avec quelqu’un d’autre que Joshua son jumeau.
    Sauf que Casey ne se sentait pas vraiment des plus intéressantes, et n’avait jamais beaucoup d’idée de sujet de conversation.
    Il était assez ironique qu’elle appréhende autant passer un moment avec la personne qui était sensée lui en donner le plus envie.

    Après tout, bientôt, elle allait avoir 20 ans, elle n’était plus une gamine, et ça n’était pas trop demander que de savoir entretenir une simple conversation avec un ami de longue date. Il fallait juste qu’elle mette, le temps de cette ballade improvisée, un mouchoir sur ses sentiments, pour oublier cette intimidation qui lui clouait la langue plus encore qu’à l’ ordinaire.

    « Mon père n’est pas à la ferme ? »

    Oui, c’était un peu nul, mais c’était un début. Elle espérait avoir plus d’inspiration pour la suite, pourtant elle avait prit l’initiative du dialogue, aussi plait soit-il, et ça, elle pouvait en être fière.
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MessageSujet: Re: 02. I want to ride my bicycle, I want to ride it were I like [Casey & David]   Lun 24 Mai 2010, 19:03

La jeune femme se détourna rapidement pour repérer les items qu’elle aurait pu laisser derrière malgré leurs efforts pour ramasser ses provisions, ce faisant presque précipitamment aux yeux clairs de l’employé de ferme. Elle devait être préoccupée par l’idée d’oublier quoi que ce soit et c’était compréhensible, se dit David en haussant mentalement les épaules. Par politesse et sachant qu’une discussion ne pouvait être menée aussi aisément si les interlocuteurs ne se faisaient pas face, il ne prit pas la parole ou n’amorça aucun mouvement jusqu’à ce que Casey se redresse enfin avec un ou deux articles en mains.

Quand elle se releva, le Nordique trouva curieux que la jeune femme ne lui fasse pas directement face, mais n’en fit pas de cas puisqu’elle se retourna bientôt en sa direction pour prendre la parole et lui annoncer qu’elle était prête à repartir. Presque docilement, David hocha de la tête pour signifier qu’il comprit et s’avança avec la bicyclette qu’il tenait par les guidons jusqu’à atteindre Casey et se placer à son niveau alors que tous deux reprenaient leur marche en direction de la ferme. Peut-être que cela allongerait son voyage et sa pause pour aller faire divers achats lui-même, mais au moins cela lui permettait d’apprécier plus longtemps l’ombre du bois entourant le chemin de terre et la compagnie de la jeune femme qu’il considérait volontiers comme un membre de sa famille.


« Ton père ? Oui, ou du moins je l’ai croisé il y a plus d’une heure pour la dernière fois à la ferme. Il se peut qu’il soit parti entre-temps, mais j’en doute… »

David répondit lorsque la fille Ferguson aborda ce sujet, ne réalisant pas vraiment que, de un, Casey tentait de démarrer une discussion pour meubler la quiétude de la forêt et celui qui régnait entre les deux marcheurs, et que, de deux, sa propre réponse ne laissait pas place à un développement quelconque. Comme de fait, le silence revint se poser entre eux deux, David le remarquant à peine puisqu’il songeait déjà à une façon de redresser la pièce tordue du vélo afin de le réparer.

Ce n’est que lorsqu’un caillou –probablement poussé volontairement ou non par le pied de Casey– vint rouler sous les yeux de David que ce dernier repris conscience de la présence de la jeune femme marchant à ses côtés. L’homme se sentit légèrement honteux de pratiquement ignorer cette personne qu’il estimait et connaissait depuis si longtemps et se creusa l,esprit quelques instants pour trouver quelque chose d'autre à ajouter, à aborder ou à présenter :


« Sinon tout va bien pour toi à l’école ? Personne ne te cause des problèmes sous le prétexte que tu viens d’une petite ville éloignée ? J'ai déjà entendu des histoires à ce sujet, sait-on jamais...»

David demanda en tentant du mieux qu’il pouvait de se débrouiller avec une telle activité de socialisation, tentant à son tour de démarrer une conversation acceptable. Il le devait bien: le canadien ne pouvait se permettre de négliger son amie et la fille de son employeur. Sans parler qu'il ne savait que très peu au sujet des plus récents développements dans la vie de la jeune femme: ils ne se croisaient que rarement désormais, elle étant aux études et lui à travailler aux champs à chaque jours. David comprenait bien d'ailleurs qu'une jeune femme ne soit pas très intéressée par l'idée d'aller se promener sur l'énorme domaine seulement pour aller le trouver et converser avec lui.

Puis il y avait aussi le fait que l'homme se croyait être devenu de mauvaise compagnie ou presque par moment: il lui arrivait d'être trop préoccupé par toutes ses questions et réflexions aux sujets de ce que William lui révéla sur Grayson pour se comporter en toute honnêteté. En effet, il lui arrivait souvent ces derniers temps de ressentir un désintérêt de la présence d'autres lorsqu'il croisait de ses concitoyens et malgré cela, comme un hypocrite –ou du moins il le pensait– David poursuivait ces rares discussions banales comme si rien n’était. Cela le frappait : auparavant, rencontrer une personne et se faire aborder par autrui ne lui causait ni chaud ni froid la plupart du temps, il accueillait même chacune de ces rencontres comme la possibilité d’obtenir quelques infimes parcelles d’information sur ces choses de la vie quotidienne du village.





(ooc : raaah, je m’en veux trop, j’arrête pas de te faire poiroter pour des petites réponses minables TT__TT dézoulée .__.))
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MessageSujet: Re: 02. I want to ride my bicycle, I want to ride it were I like [Casey & David]   Lun 31 Mai 2010, 01:15

    Après la dernière question du jeune homme, Casey s’autorisa à laissé échapper un petit rire, ses lèvres étirées en un petit sourire en coin.
    Si on lui causait des problèmes quant à son statut de campagnarde ? Bien entendu qu’on lui causait des problèmes ! Et son côté un peu renfermé et brusque n’arrangeait rien à l’affaire.
    Elle faisait partie d’une très grande classe, dans une très grande Université, pourtant même si l’on se donnait du mal pour cela, on ne passait jamais inaperçu très longtemps. Il y en avait toujours pour vous repérer et vous coller une étiquette ridicule. Elle on lui avait collé une étiquette plutôt grise.
    La fille un peu insipide et taiseuse, un peu banale, qui passe ses temps libre sur son ordinateur portable à écrire on se sait quoi pour on ne sait qui. Aucuns vêtements de marques, quelques croutes de boue sur ses petite bottines de cuire, et le tour avait été joué. La campagnarde asociale, en gros.
    Elle n’était pas la seule dans ce cas, une tonne d’autres élèves avaient bien moins de chance qu’elle encore, sans pour autant qu’ils vivent tous dans une ferme.

    Casey ne se plaignait pas vraiment de son sort. Personne n’essayait de vraiment lier contacte avec elle, mais personne ne venait la harceler comme c’était le cas parfois. Elle passait bien trop inaperçu pour ça de toute façon.
    L’adolescente avait tout de même quelques amis. Elle ne les voyait jamais en dehors de l’école, même si ils l’invitaient de temps en temps, mais ils étaient sympathiques et leur présence était rassurante.

    « Ca va » répliqua-t-elle donc, haussant une épaule un peu désinvolte « Je n’ai pas trop à me plaindre en vérité. Je suis plutôt du genre qu’on remarque pas trop » ajouta la jeune fille en posant ses yeux verts sur David, songeant qu’il était un parfait exemple de tous ces gens qui lui passaient à côté sans vraiment la voir « J’ai deux ou trois copines qui passent leur temps à parler de chanteurs et d’acteurs de séries que je regarde pas vraiment, et qui citent plein de noms d’élèves dont je n’arrive pas à me souvenirs. Mais à côté de ça elles sont vraiment très gentilles et bonnes élèves. De temps en temps, il ya bien l’un ou l’autre crétin pour venir critiquer mes chemises à carreaux de bucheronnes, mais, une fois que je rentre à la maison, j’y pense plus »

    Elle n’avait jamais été du genre à avoir honte de ce qu’elle était, et ce même si elle manquait un peu de confiance et d’aplomb parfois. Etre exposé aux moqueries ne lui pesait pas plus que ça, puisqu’elle avait toujours considéré l’université comme quelque chose qu’elle faisait en attendant.
    En attendant quoi ? Là était tout le mystère. Mais du mystère à Grayson il y en avait à revendre. Et en attendant ce fameux moment où tout prendrait son sens, elle continuait de faire ce que tout le monde espérait d’elle. Être normale, en somme, et réussir, comme toute fille de Maire qui se respecte.

    « Enfin bref, bientôt j’aurai terminé ces fichus examens et je pourrai savourer mes quelques mois de vacances ici à la ferme. Ca sera l’occasion de… de discuter plus souvent » ajouta-t-elle en adressant un petit sourire au jeune ouvrier.

    Lorsque Casey n’allait pas en cours durant la semaine, elle avait tout le loisir de croiser David à la maison où sur la propriété vu qu’il y travaillait pratiquement tout le temps. D’ici quelques jours à peine, lorsqu’elle aurait enfin passé sa dernière épreuve, elle pourrait de nouveau s’accorder du temps pour se promener et « accidentellement » croiser l’employé de son père.
    Du moins, elle assumait que ce serait le cas, et il était fort improbable que David ait d’autres plans pour les prochaines semaines.
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MessageSujet: Re: 02. I want to ride my bicycle, I want to ride it were I like [Casey & David]   Lun 07 Juin 2010, 00:19

Au petit rire de Casey, David lui adressa un regard quelque peu interrogatoire, se demandant ce qui pouvait causer une telle réaction de la part de la jeune femme : était-elle amusée ou était-ce un rire jaune signe d’un problème quel qu’il soit relié au sujet de conversation ? Après tout il avait posé la question en prenant un certain risque, celui de se fier aux histoires et aux films mettant en scène des jeunes des campagnes dénigrés par ceux des villes dans leur école.

Car David n’avait jamais vécu ce genre de situation : son origine campagnarde ne lui avait jamais vraiment attiré de quolibets quels qu’ils soient dans les villes reculées qu’il avait habité et sa nationalité de naissance canadienne n’était pas connue de tous depuis qu’il habitait au Missouri. La seule personne à ouvertement le critiquer et le harceler était Nathaniel Redd, sans qu’il ne puisse se l’expliquer…

Casey pris la parole et tira Handel de ses pensées afin d’affirmer qu’elle demeurait en partie immunisée contre ce genre de traitement du fait qu’elle ne fut pas des plus remarquée à l’école. Elle glissa aussi quelques mots au sujet de ses prochaines vacances à la fin de ses examens, détail qui cependant n’attira pas immédiatement l’attention de David.


« Je vois oui… De mon côté c’est ces divers évènements sportifs qui sont abordés par mes rares amis sans que je ne puisse trouver quoi que ce soit à dire à ce sujet. Je préfère pratiquer un sport plutôt que d’assister à un match je dois dire… »

David cru bon de commenter sur le premier sujet en une vague tentative de réconfort peut-être même pas nécessaire, avant qu’une autre pensée ne le touche et ne le pousse à ajouter d’un ton plus songeur :

« Et puis il ne faut jamais oublier que les études ne sont en quelque sorte qu’une préparation à la vie et non pas la vie elle-même. Très souvent les personnes qui se croyaient reines et rois de l’école gardent leur caractère désagréable et leur obsession pour les plaisirs immédiats et non durables une fois sur le monde du travail, si bien qu’ils finissent par vivre soit une rapide déchéance, soit l’obligation de devoir faire tous les jours un emplois ingrat ou très peu motivant. Ceux qui sont restés concentrés sur leurs buts et leurs rêves au lieu de s’embarrasser au sujet de la popularité et des sorties constante dans les boîtes de nuit finissent avec bien plus de chances d’atteindre une vie comme ils en rêvent… Il faut donc bien profiter des moments d’apprentissages et de ceux de détente comme tes prochaines vacances en faisant abstraction de ce ou ces quelques garçons pensent d’un chose aussi superficielle que le bout de tissus taillé que tu portes…»

Sans cadre de référence approprié qu’on d’habitude les êtres humains normaux, l’employé de ferme n’eut pas conscience du fait que son petit monologue ne fut pas du tout commun pour de telles discussions, voir même presque déplacé. Cependant, après quelques mètres supplémentaires passés en silence, David se souvint d’une partie de ce que Casey lui révéla plus tôt : elle fit remarquer que la fin de ses examens allait lui laisser plus de temps pour être à la ferme et discuter avec lui. Or lui ne serait pas chez les Ferguson pour une durée indéterminée, chose qu’il apprit tout récemment justement.

« J’oubliais presque : il se peut que malheureusement je ne sois pas très présent à la ferme dans les jours à venir… ou plutôt, je veux dire que pour un petits moment dont je ne pourrais évaluer maintenant la durée, je vais travailler chez les Donnelly : il y a eu quelque bris dernièrement chez eux et la vieille maison qu’ils ont loué devait déjà être rénovée de plusieurs façon de toute manière. C’est même ton père qui m’a suggéré d’offrir mon aide, il est le maire et eux sont nos invités après tout…»

David s’interrompu dans sa tirade d’un ton s’approchant assez d’un certain regret embarrassé : il eut une poignante pensée quant à la présence des frères Donnelly à Grayson et il ne pu s’empêcher de se sentir des plus hypocrites en les qualifiant d’invités.

« Mais si je ne trompe pas, un d’eux serait supposé venir me remplacer à la ferme pour la durée des travaux. Si j’ai bien compris il a le même âge que toi d’ailleurs, vous pourriez faire connaissance»

Le canadien ajouta avec un léger sourire, espérant se ressaisir mais ne réalisant pas que ses paroles qu’il voulait toute innocente pourraient être mal interprétées.
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MessageSujet: Re: 02. I want to ride my bicycle, I want to ride it were I like [Casey & David]   Mer 16 Juin 2010, 23:30

    Ce qu’elle pouvait se maudire de ne pas être capable de s’empêcher de sourire d’un air béat. Et plus elle écoutait les paroles de David, plus son sourire semblait s’agrandir. Il était rare qu’elle ait un grand sourire franc, elle était plutôt du genre discrète, même au comble de l’amusement, pourtant avec David c’était différent. Et elle se sentait comme une petite fille idiote à chaque fois.
    Pourtant elle n’y pouvait rien, elle trouvait toujours aussi incroyable la façon qu’avait le Canadien d’aborder les choses, sa manière d’être, le ton de sa voix et sa façon de penser. Si calme, si posé, si réfléchi, il prenait toujours le recule nécessaire pour juger une situation et arrivait toujours à trouver les mots parfaitement juste et harmonieux. Sans pour autant se défaire de cette simplicité qui le caractérisait tant.
    Elle lui parlait de deux ou trous crétin qui critiquaient le motif de ses chemises, et lui faisait un discours inspiré et apaisant sur la signification de la vie.
    Casey trouvait que tout ça avait un très joli sens et aurait aimé avoir un carnet sous la main pour noter immédiatement ce que les paroles de l’employé de son père lui inspiraient.
    Et du coup, elle avait totalement oublié cette satanée chute de vélo, même si ses genoux et ses coudes continuaient de la tirailler à chaque pas qu’elle faisait vers la maison.

    Pourtant, sa balade avec David, leur conversation à la fois retenue mais profonde, le soleil resplendissait, l’ombre de la cime des arbres qui dansait sur le petit chemin de terre et l’odeur d’été qui planait dans l’air, tout lui donnait envie de sourire.

    Et cette envie lui fut arrachée alors qu’elle s’apprêtait à répondre aux belles affirmations de son compagnon. L’expression de l’adolescente changea du tout au tout, et du sourire, elle passa à la mauvaise surprise.
    Chez les Donnelly ? Pour une durée indéterminée ? Sérieusement ? Les Donnelly ?
    Qu’est-ce que c’était que cette histoire ? Casey trouvait ça curieusement louche et surtout, vraiment très, très contrariant. Vraiment. Ses fins sourcils foncés étaient maintenant crispés et sa respiration un peu plus courte.

    Une fois de plus, Casey avait commencé de réfléchir à une réponse à donner à David, lorsque celui-ci fit un ajout à ses propos.
    L’indignation était maintenant lisible sur son visage. D’ailleurs elle était tellement indignée qu’elle s’en était arrêtée de marcher tout net. Elle observait maintenant David, ne le voyait pourtant qu’a moitié, toute occupée qu’elle était à assimiler ces nouvelles données totalement affreuses.
    Donc, non seulement David ne serait pas là pour le début de ses vacances, mais en plus de cela, l’un de ces parasite de Donnelly allait squatter chez eux, le tout pour une durée indéterminée. Et pour couronner le tout c’était une idée de son père. Il allait l’entendre, son père ! Cette injustice affreuse ne serait pas impunie. Depuis combien de temps attendait-elle les vacances, et l’occasion d’avoir plus de temps à elle, de profiter de la ferme et de pouvoir combiner tout ça en passant plus de temps avec David. Et il fallait que William aille tout gâcher avec cette bande de cowboy de la ville.

    « Je te demande pardon ? » lança-t-elle en arquant un sourcil « Si je ne te connaissais pas un peu je serai presque tentée de penser que c’est une blague de mauvais goût. Sauf que c’n’est pas ton genre alors j’assume que tu dis la vérité. Ce qui m’amuse encore moins c’est de penser que personne n’a jugé bon de nous demander notre avis, ni à Joshua, ni à moi ! On vie dans cette ferme aussi, je pensais qu’on avait un minimum droit à la parole »

    Ses paroles étaient sèches, mais pas agressives. Elle n’était pas assez énervée pour ça, juste frustrée de manière insupportable. C’était déjà bien assez cela dit. Puis troublée par son propre aplomb, elle referma la bouche, cligna des yeux à plusieurs reprises, puis repris une marche agacée dans un soupir de colère contenue.

    « C’est vraiment incroyable »
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MessageSujet: Re: 02. I want to ride my bicycle, I want to ride it were I like [Casey & David]   Lun 28 Juin 2010, 09:52

Malgré le fait qu’il était presque champion quand venait le temps d’élire la personne la plus maladroite socialement en ville, David ne put manquer le changement qui s’opéra dans l’expression de la jeune femme marchant à ses côté. S’il croyait plus fermement aux phénomènes paranormaux et extrasensoriels, il aurait pu jurer que l’air autour de Casey devint plus lourd et froid de tension.
L’homme si risqua à jeter un coup d’œil sur le visage de la fille Ferguson pour réaliser qu’elle n’était pas à ses côtés. Interloqué, David regarda derrière lui et vit que la jeune femme demeurait sur place deux ou trois pas derrière lui, figée avec un air assez contrarié et révolté au visage. Peut-être plus qu’ « assez » à bien y songer…


Son regard semblait fusiller quelque chose qui n’était par chance par lui-même, l’indignation marquait tous les traits de Casey. Handel fronça les sourcils, déchiré entre la perplexité et l’impression d’avoir commis une grave erreur sans s’en apercevoir : il lança un bref regard gêné autour de lui, mais reposa ses yeux olivâtres sur la jeune femme lorsque celle-ci pris la parole.


Le Nordique se sentis rapidement embarrassé : d’abord, il ne savait pas que personne n’avait prévenu Casey encore, ou plutôt que William n’avait toujours pas eu de discussion avec sa famille. David savait et comprenait le fait que son employeur voulait protéger ses êtres chers de certaines vérités, mais il s’agissait d’inviter un inconnu sur leur domaine pour un certain temps, domaine qui était aussi le chez-soi de Casey : sans porter de jugement sur son patron et ami, il avait seulement assumé que le sujet avait été abordé chez les Ferguson. Ensuite, David ne voulait absolument pas démarrer un affrontement à même une famille qui ne méritait pas ce genre d’histoire tumultueuse. À entendre Casey déclarer qu’elle avait droit à la parole, Handel su aussitôt que non seulement William allait devoir faire face à quelques pointes de la part de sa fille, mais aussi que par cette simple bêtise il pouvait déclencher une détérioration dans la relation entre ses deux bons amis.

Sans parler du fait qu’il sentait avoir trahi en quelque sorte son ami le maire en étant le premier à annoncer une telle nouvelle en premier alors qu’il n’était pas le mieux placé pour ce faire : que cet échange soit secret ou non, David ne se considérait pas comme assez responsable d’un tel plan pour en révéler certaines parties.

Casey sembla se ressaisir après un moment où les deux ne firent que se fixer du regard, chacun absorbé par ses propres pensées : elle se tut, sembla émerger d’une mauvaise rêverie puis se remis en marche avec agacement et rattrapa rapidement Handel dans une exclamation d’énervement.


« Je suis franchement désolé, je ne savais pas qu’on ne t’en avait pas encore parlé. Mais pour la défense de ton père, je dois dire qu’il s’agit d’une idée assez récente que de permettre au plus jeune des Donnelly d’avoir un petit boulot pendant que je m’occupe des travaux dans la maison qu’ils ont loués. Ton père a sûrement cru que cela n’allait pas vous déranger ton frère et toi : le travail à la ferme se déroule toujours au grand air et aux champs, ce n’est pas comme si William vous forçait à partager la même chambre ou le même lit que le jeune Donnelly… »

David expliqua sincèrement quoi qu’encore un peu embarrassé par la situation, reprenant lui aussi la marche avec le guidon du vélo toujours en mains.

Au fond il n’arrivait pas à comprendre ce qui poussait Casey à réagir ainsi : avait-elle elle aussi une dent contre les nouveaux venus ou contre le cadet de la famille plus spécialement ? Ou alors était-elle autant attachée à son espace privé et le calme de la ferme pour se sentir menacée par l’intrusion de qui que ce soit ? Car, à la place de la jeune femme, il aurait accueillit une telle nouvelle avec une sorte de curiosité presque scientifique, sans agacement ni émerveillement. Mais bien sûr, il était mal placé pour comprendre certaine choses.


« Mais je suis sûr que cela ne sera pas si mal qu’on peut le croire… »

David a ajouté, stoppant net juste avant de dire quelque chose du genre : « laisse-lui sa chance » ou autres formules qu’il se souvint avoir entendu quelque part et ce accompagné de répliques disant que de telles tentatives de réconfort étaient surfaites et inutiles. Tout compte fait, l’employé de ferme décida de se taire et d’attendre d’en savoir un peu plus avant de poursuivre sa tentative d’apaiser les esprits.


HJ: ugh, en retard et tout court... TT__TT sorry Potatoe!
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MessageSujet: Re: 02. I want to ride my bicycle, I want to ride it were I like [Casey & David]   Dim 04 Juil 2010, 23:05

    La jeune fille marchait toujours en tête, d’un pas qu’elle essayait de garder décider, mais ralentit et rendu maladroit tout de même par le tiraillement désagréable et les brûlures qu’elle ressentait aux genoux dû à sa chute.
    Ca la contrariait plus encore, car la colère qu’elle essayait de ne pas cracher de quelques paroles mesquines aurait pu transparaitre dans sa manière de marcher. Mais non, ça non plus, elle ne pouvait pas se le permettre. Comme elle ne pouvait pas se permettre de se retourner vivement vers l’employé de son père pour piquer une crise.
    Elle ne voulait surtout pas que David la prenne pour une gamine, une petite fille qui s’emporte sans jugement et qui se laisse submerger par ses colères puériles. Leur différence d’âge était déjà assez importante pour qu’il ne la voie que comme une petite fille, celle de son patron qui plus est. Et même si son agacement était vivace, elle gardait toujours à l’esprit qu’elle ne voulait pas se rendre moins crédible encore aux yeux de l’ouvrier.

    Pourtant, la dernière phrase prononcée par David la fit se retourner quand même. Ses longs cheveux châtains voletèrent avec souplesse pour repasser par devant son épaule gauche.

    « Pas si mal ? C’est une blague ? Est-ce que tu as déjà rencontré le plus jeune des Donnelly ? … Aidan » précisa-t-elle avec un brin de méprit « Moi je l’ai rencontré ! C’était à la soirée de cinéma en plein air. Il a dit que j’étais asociale et laide ! Alors excuse-moi de ne pas être enchantée lorsque j’apprends qu’il vient te remplacer pour je ne sais combien de temps. Surtout que c’est une idée de mon père. Typique ! Il à toujours de bonne raison et attend des autres qu’ils le comprennent et le suivent sans poser la moindre question. De toute façon il ne s’explique jamais ! »

    Casey allait en rajouter une couche mais elle se retint de justesse, refermant la bouche juste avant que les mots ne continuent d’en sortir. L’adolescente devait rester calme, ou du moins, faire semblant. De toute manière il était inutile de luter ou de se rebeller, si ses parents avaient rit leur décision alors il y avait peu de chose qu’elle puisse dire pour les faire changer d’avis. Surtout qu’ils n’étaient pas là et qu’elle s’adressait à David pour le moment. Qui n’y était pour rien, lui.

    Après avoir poussé un petit soupir las, elle leva les yeux au ciel et se remit à marcher, d’un rythme redevenu normal.

    « De toute façon mon père finira bien par s’en mordre les doigts quand il verra le travail s’accumuler à la ferme. C’est toi qui fais presque tout » ajouta-t-elle d’un ton boudeur, toujours contrariée même si sa colère venait de s’estomper.
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MessageSujet: Re: 02. I want to ride my bicycle, I want to ride it were I like [Casey & David]   Mar 20 Juil 2010, 10:50

David fut à deux doigts de sursauter tout aussi bêtement que cela pu le paraître lorsque que la jeune femme se retourna brusquement vers lui comme s’il eu dit la pire bêtise qu’il soit. Et bien vite il comprit que c’était presque le cas pour la situation donnée : avait-il déjà rencontré le plus jeune des Donnelly ? Il s’immobilisa lui aussi et fit un signe négatif de la tête sans dire un mot, réalisant que peut-être avait-il eut tort de présumer quoi que ce soit sur une personne qu’il ne connaissait pas mais qui semblait mettre Casey en colère. Quoi qu’il ait pu exprimer quoi que ce soit ou non à voix haute ne changea rien à la suite : la jeune femme lui révéla avec une certaine animosité –dirigée vers cet Aidan d’abord– que le garçon avait eut le culot de l’insulter, ajoutant aussi quelques reproches envers son père, ses décisions et sa façon de diriger sa famille.

Handel demeura muet même lorsque sa jeune amie s’interrompit un court moment alors qu’elle aurait pu sembler avoir encore plus à dire, se contentant d’observer d’un regard fixe qu’un œil exercé pourrait déceler une teinte à la fois surprise et désolée dans le vert de ses iris. D’abord l’employer de ferme ne pouvait s’empêcher de ressentir cette sorte de déception et ce malaise d’apprendre que la fille Ferguson ne s’entendait déjà pas si bien avec le jeune homme qui allait le remplacer à la ferme pendant un certain moment, que ce dernier n’était pas du tout gentleman aux dires de Casey. Lui qui espérait que la naissance d’une nouvelle amitié servirait de consolation pour la jeune femme… Sa bonne relation avec le grand frère d’Aidan et sa volonté de se rapprocher de cette famille venu d’ailleurs ajoutait aussi de cet embarras.

Pourtant ce qui troubla le plus David –et ce que Casey ajouta alors qu’elle repris la marche une fois de plus, rapidement imitée par un Handel toujours silencieux, contribua à accentuer ce sentiment– était ce que la jeune femme semblait ressentir vis-à-vis son propre père. Handel craint pendant un instant qu’elle ne puisse injustement juger William et en venir à ne pas l’estimer et à constamment le critiquer sans saisir l’immensité de l’erreur qu’elle commettrait. Le Nordique connaissait Ferguson, il savait que son employeur était un homme bon et ce malgré ce que sa fille en pensait. Si le maire paraissait parfois vouloir trop couver ou contrôler la vie de qui que ce soit, il ne le ferait jamais pour autre chose que pour protéger ceux concernés.

Face à ces informations et cette situation, une personne autre que le canadien aurait pu en venir à dire que Casey ne faisait que jouer aux adolescents désirant par-dessus tout voler de leurs propres ailes, trop occupés à vouloir se détacher du nid pour voir le danger qui les guette et les problèmes qu’ils risquent assurément de s’attirer avec une telle attitude. Mais pas David : lui comprenait que la jeune femme qu’il considérait comme une sœur ou une cousine très proche se souciait de sa liberté de choisir sa propre vie ainsi que d’avoir une place établie et importante dans sa famille.

Malgré le fait que lui-même avait vécu une partie de sa vie sous le joug de sa méchante grand-mère par respect et loyauté, Handel pouvait malgré tout comprendre cette soif de reconnaissance qui animait Casey. Néanmoins, il se devait de rectifier certaines choses du mieux qu’il le pouvait :


« Tu as peut-être raison sous un certain angle, cependant je crois savoir que ce n’est pas ce que tu voudrais entendre, mais ton père a ses raisons d’agir ainsi. Je ne dis pas cela seulement parce que je lui suis redevable ou parce que notre amitié obscure mon jugement : ton père est une personne préoccupé, une personne qui se souci profondément du bien de tous. Il aimerait bien sauver tous les gens du genre humain, à commencer par ceux sous sa responsabilité, au point où parfois il en oublie que, parfois, certaines personnes qui lui sont chères ont… un peu moins besoin d’être sauvées si tu vois ce que je veux dire… »

David marqua une pause, détournant légèrement les yeux sous la honte qui l’assaillit soudainement : si seulement il pouvait tout expliquer, tout révéler les secrets que William et lui partageaient depuis un moment ! Les choses seraient bien moins compliqués, Casey comprendrait aussitôt les motivations profondes et sérieuses de son pères et ne pourrait lui en vouloir. Toutefois Handel n’avait pas le droit de jeter un tel fardeau sur les épaules de cette jeune femme à l’esprit en plein épanouissement, il ne pouvait pas voler son innocence même si elle n’était plus entièrement une gamine. Pas seulement parce que le faire sans avoir au préalable consulté son père, un des rares conscient de la gravité des choses, était impensable pour l’employer de ferme, mais aussi par affection envers Casey. En certaines occasion, demeurer à l’abri de la vérité que ce ne soit que quelques jours ou mois de plus valait bien mieux, bien qu’il était tellement plus doux de repousser une aussi abrupte chose…

David se ressaisit et tenta de chasser à la fois la contrariété de Casey et ses pensées tristes avec ce qu’il pouvait faire d’humour, un léger sourire calme, bienveillant et posé aux lèvres alors qu’il commença par évoquer quelques inoffensifs souvenirs de jeunesse:


« Il ne faut pas en vouloir à ton père : peut-être n’arrive-t-il pas à se débarrasser des images de toi déguisée en petit chat pour Halloween ou lui demandant de l’aide à mettre des rubans colorées dans tes cheveux pour attacher tes nattes… Et puis s’il s’agit vraiment d’une erreur que de faire venir Aidan ici, comme tu l’as si bien dit il va le constater assez rapidement. Et qui sait : peut-être qu’un aperçu de la vie en campagne va du coup donner une mémorable leçon d’humilité à ce garnement des villes…»


(HJ): le retour de monsieur moralisateur *o*
Hey, encore sorry Bunny Billie Potaro pour mon temps de réponse, je suis vraiment de plus en plus naze à ce sujet -__-''
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MessageSujet: Re: 02. I want to ride my bicycle, I want to ride it were I like [Casey & David]   Lun 02 Aoû 2010, 23:03

    Même si ce que venait de dire David n’était pas totalement faux – voir absolument vrai, mais elle ne voulait pas avoir l’air trop d’accord tout de même – elle ne pouvait s’empêcher de regretter un peu cette réponse. Zut après tout elle venait de lui dire que Aidan, ce petit trouble fête hautain et à la langue trop bien pendue l’avait insulté. L’avait accusé d’être asociale et laide. LAIDE ! Ca n’était pas n’importe quelle insulte ! C’était vraiment blessant et même si elle appréciait que l’employé de son père l’apaise et la raisonne, l’adolescente aurait pourtant préféré que David s’insurge et défende activement son cas en critiquant le blondinet.
    Peut-être qu’il était d’accord avec Aidan et que lui aussi la trouvait asociale et laide…
    Non, c’était idiot de commencer à s’apitoyer sur son propre sort et de voir tout en noir exprès pour se complaire dans son petit malheur personnel. C’était les enfants qui faisaient ça.
    Elle n’avait aucunement besoin que David ne la défende. Elle était juste un peu trop fleure bleue et se croyait dans l’une de ses fables ou le Prince lave l’affront fait à sa belle.
    Sauf que elle, elle n’était pas sa belle, d’ailleurs elle n’était la belle de personne… puisqu’elle était LAIDE ! Ce sale petit citadin ne payait rien pour attendre. Elle allait lui mener la vie dure et se laver de l’affront toute seule si son ersatz de prince charmant ne s’en chargeait pas lui-même.

    « Je sais que mon père à de bonne raison » bougonna-t-elle, plus par principe que parce qu’elle était encore réellement énervée de toute cette situation « Mon père a toujours de bonnes raisons. Je préférerais savoir pourquoi elles sont si bonnes, de temps en temps, plutôt que de rester ignorante et d’avoir l’air d’une idiote capricieuse et rancunière qui ne veut pas d’intrus dans sa ferme »

    Après un soupir un peu las, elle baissa les yeux sur ses genoux afin de jeter un œil à ses blessures. Une petite perle de sang dégringolait le long de son tibia. Tiquant d’agacement, elle détourna ses yeux verts sur le jeune homme à ses côtés.

    « De toute manière mon père est assez grand pour se défendre et s’expliquer lui-même tu ne crois pas ? Et je suis sûre qu’il le fera très bien tout seul ce soir lorsque je me ferai un plaisir de l’accuser de haute trahison. Surtout que je n’ai jamais fait de nattes dans mes cheveux David, et tu sais très bien que si ça avait été le cas, ce brave William aurait été incapable d’y attacher le moindre ruban… du moins il l’aurait fait comme on manie une moissonneuse batteuse et je me serai retrouvée chauve à l’heure qu’il est ! » railla-t-elle sans pour autant sourire.

    C’était de l’humour à la Casey. Elle n’y riait jamais elle-même d’ailleurs…
    Puis ça ne l’amusait pas d’entendre David se rappeler d’elle déguisé en petit chat pour Halloween. Par ce que cette partie en revanche, était vraie…
    Entre David et son père, on se demandait le quel des deux avait du mal à comprendre qu’elle avait sérieusement grandit depuis cette époque…

    « Et puis j’ai confiance en Josh, je sais qu’il accueillera Aidan ‘comme il se doit’, si tu vois ce que je veux dire. Tu connais mon frère… »

    Façon de parler, personne ne connaissait vraiment son frère. Joshua avait toujours ‘l’énigme’. Comment ce garçon pouvait être l’enfant de William et Alicia Ferguson, la droiture dans toute sa splendeur ? Il n’avait hérité d’absolument aucuns traits de caractère de leurs parents.
    Sauf peut-être le mutisme pathologique et le culte du secret. Sans parler du sens de l’observation, que Monsieur le Maire avait très aiguisé.
    Bon, peut-être qu’il avait hérité de quelques trucs propre aux Fergusons après tout, n’empêche que sa manière de les utiliser n’en restait pas moins très différente.
    Elle, elle s’y tait faite, elle était la seule.

    Casey poussa un faible soupir. On pouvait en tout cas affirmer que ça n’était pas son jour de chance.
    M’enfin, ce chemin de croix prendrait bientôt fin, elle voyait déjà la sortie du sous-bois devant eux, qui débouchait sur un chemin de terre. Une fois celui-ci parcouru, ils arriveraient enfin à la civilisation, et aux pansements dont elle avait grandement besoin.
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MessageSujet: Re: 02. I want to ride my bicycle, I want to ride it were I like [Casey & David]   Jeu 12 Aoû 2010, 20:54

Une idiote capricieuse et rancunière… Non, c’était faux, mais à la fois David ne pu s’empêcher de songer que les sentiments de révolte et de scandale que Casey exprimait pouvait laisser croire qu’elle avait tendance à oublier ce que ses parents faisaient pour elle parfois. Toujours est-il que David ne répondit pas à cette déclaration, se contentant de baisser les yeux avec un certain embarras. Embarras qui ne s’améliora en rien lorsque la jeune femme poursuivi en balayant de quelques paroles tous les arguments de l’employer de ferme comme si elle fut une tornade ravageuse affrontant quelques petits cabanons précaires. Et en plus il avait fait l’erreur de confondre quelques rares souvenirs avec cette affaire de rubans dans les cheveux, comme s’il ne se fut pas déjà assez enfoncé dans ce marais de gaffes sociales qui l’entourait presque en permanence.

Le silence est revenu un court instant, David se passa une main sur la nuque, trop perturbé et gêné pour trouver quoi que ce soit à répondre à Casey. Le chemin de retour vers la ferme lui paru soudainement interminable, lui qui prenait les répliques tranchantes de la jeune Ferguson avec sérieux. Lorsque la jeune femme mentionna son frère Josh, Handel su qu’au final ce petit échange d’ouvrier allait peut-être mal se terminer : si Aidan s’amusait déjà à insulter Casey, qu’en serait-il avec son frère, lui qui inspirait la méfiance chez plusieurs… La tension à la ferme allait devenir insupportable bien rapidement, peu importe si cet endroit semblait à l’habituel si calme et sans histoire.

Malgré le fait que David connaissait Casey depuis une dizaine d’années et que depuis ils avaient su toujours rester en bonne relation ensemble, le canadien se sentit quelque peu soulagé d’apercevoir la fin de ce bois qu’il traversait à chaque jour depuis presque aussi longtemps. C’est qu’il ne pouvait trouver une façon d’apaiser l’esprit de la cadette après toutes les provocations involontaires qu’il prononça pendant leur échange sur le chemin du retour, et l’idée de continuer à demeurer mal à l’aise et silencieux à ses côté le troublait.

Ils avancèrent en silence, progressant lentement quelques minutes de plus, passé la barrière de l’entrée de la ferme et jusqu’à la petite clôturette qui décorait le devant de la demeure familiale des Ferguson. Une fois sur place, David stoppa net alors que Casey amorça un mouvement pour gravir les quelques marches du perron, ce premier annonçant d’un ton mal assuré qu’il tentait de dissimuler sous un léger sourire sympathique et de très vacillantes plaisanteries :


« Eh bien voilà, tu es arrivée à destination… Je vais laisser ton vélo ici le temps de retourner au centre-ville faire quelque course, mais je te promets de tenter de le réparer avant mon départ. Après tout, ce n’est pas pour rien que tu te déplaces à bicyclette habituellement, j’ose croire qu’il t’es utile »

Casey se contenta de le remercier, bien que David pouvait déceler dans son ton que, même si elle se forçait à exprimer elle aussi un peu de amitié, une certaine amertume ou frustration avait en quelque sorte assombri sa journée. Après quelques salutations additionnelles, la jeune femme s’en retourna à l’intérieur de sa demeure probablement afin de soigner ses blessures et ranger ses courses. Le canadien, maladroitement, mena le vélo dans la grange et reparti de son côté une fois de plus vers le centre de Grayson, songeur et incapable de se défaire de ce sentiment acerbe qu’était celui d’avoir froissé quelqu’un et attirer des ennuis familiaux à William.
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MessageSujet: Re: 02. I want to ride my bicycle, I want to ride it were I like [Casey & David]   

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02. I want to ride my bicycle, I want to ride it were I like [Casey & David]

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